Entretiens d’Avril 2019

L’Impersonnel

15 Avril 2019

 

En ton nom, comme en tout nom, au-delà de ce qui peut être nommé, bien au-delà de l’innommable, au-delà de toute forme, je m’adresse à toi, au-delà de ce corps, comme au-delà de toute idée, afin d’élever en toi, sans faillir, la vérité ineffable, où tu es, là au-delà de toute place, là au-delà de toute position, là où tout est défini et pourtant indéfini, au sein de tout infini, au-delà de la vie, comme au-delà de ta vie.

Tu es de partout en n’étant nulle part. Tu es au-delà du concept, comme au-delà de toute forme, car tu es toute forme dès l’instant où tu n’es plus ta forme. Au-delà de la pensée, comme au-delà du ressenti, tu t’installes en la vérité, en présence de toi comme en présence de chacun qui est en toi.

Au-delà de toute perception, comme au-delà de ce qui est dit, comme au-delà de ce qui est pensé.

Je suis le silence comme je suis le brouhaha, je suis l’étincelle comme le brasier. Je suis ce qui t’enflamme dès l’instant où tu ne localises plus ce que tu es au sein d’une forme, comme au sein de l’informe, je viens t’inviter, en cet instant comme en chaque instant, à vivre l’infinie beauté de ta présence et de ton absence, réunies en le même espace, qui ne connaît ni le temps, qui ne connaît aucune place.

Bien aimé de l’Amour, au-delà de toute identité comme au-delà de tout monde, tu es de partout en étant nulle part, comme tu es de toute part, rien ne peut être défini, et pourtant tout est connu.

Je t’invite à la vérité, celle qu’aucun mot ne peut traduire, celle qu’aucune posture ne peut contrarier. Je t’invite à la vérité, je t’invite à être, au-delà de tout être, comme au-delà de tout non-être.

Je t’invite à la vérité, qui ne dépend d’aucun avis ni d’aucun orient. Je t’invite là où tu es, au-delà de toute terre, comme au-delà de tous cieux, là où nulle demeure n’est à demeure et où pourtant tu demeures en chaque demeure, au-delà de l’instant, au-delà de l’éternité, au-delà de tout temps, de tout passé comme de tout futur, l’ineffable vérité de ta présence et ton absence conjuguées, se traduisant en toi, par l’indicible redécouverte de ce qui avait été oublié.

Là où il ne peut exister ni oubli, ni forme, ni monde, parcourant l’espace au-delà de tout temps et ce de tout temps. Au-delà de la vie, au-delà de ta vie, il n’y a qu’une vie, celle qui n’a besoin ni de forme, celle qui prépare le mouvement, et qui est pourtant tout mouvement, en ascension ou en descension, en élévation ou en diminution, il ne peut exister la moindre différence dès que tu es de partout, en acceptant d’être nulle part.

Là où il n’y a rien à sentir, là où il n’y a rien à découvrir, là où il n’y a rien à acquérir. Je t’invite à l’ineffable beauté de ta présence comme de ton absence, où ni l’une ni l’autre ne peuvent être séparées ou divisées de façon antérieure au premier inspire comme au dernier expire, là où il n’y a ni mouvement qui contient tous les mouvements, au-delà de l’identité, comme au-delà de la forme, au-delà de ce que tu crois, au-delà de ce que tu vis.

Je t’invite à lâcher ce que tu penses devoir lâcher, qui pourtant n’a jamais été tenu si ce n’est au sein du rêve.

Bien aimé de l’Amour, au-delà de ta forme, au-delà de mes mots, laisse toi accueillir par le don de toi-même, à toi-même de partout, au-delà de tout nom comme au-delà de l’innommable, là où le feu se conjugue à l’eau et là où l’air ne peut être opposé et seulement conjugué à la terre en tous les temps.

Au-delà de l’éther, je t’invite à l’éther primordial, celui où nulle distinction ne peut venir troubler, l’inévitable et l’inébranlable paix qui est ta demeure d’éternité, au-delà de tout lieu comme au-delà de toute histoire.

Bien aimé de l’Amour, tu es là comme je suis là, au-delà de tout temps, au-delà de toute place, au-delà même de tout instant, car l’instant ne passe jamais et ne peut être découpé en tranches séparées. Là où rien n’est séparé et où tout est unifié, au-delà de l’un, là où il n’y a rien, et qui pourtant contient le tout au-delà de toute idée et au-delà de tout mot, comme au-delà de tout monde.

Je t’invite à la danse éternelle, celle qui n’a pas besoin de mouvement et qui contient tous les mouvements. Je t’invite à tous les temps afin de conjuguer l’Amour en tout temps et en chaque instant, au-delà des conditions, au-delà de la forme comme au-delà de toute intention.

Je t’invite à être là, parce que tu es de partout. Je t’invite en tout temps, à chaque souffle et à chaque regard qu’il soit intérieur ou extérieur, là où il n’y a nulle différence, là où il n’y a rien à discriminer.

Tu es la beauté de la vie, et tout ce que je te dis ne peut suffire à décrire ce que tu es et ce que tu n’es pas, car tu es à la fois tout ce qui est et tout ce qui n’est pas, au-delà de la présence et de l’absence, là où rien ne peut être divisé, là où rien ne peut être regardé et où pourtant tout est vu.

Je t’emmène en l’indicible, là où tu n’as jamais bougé, afin que plus jamais tu ne sois leurré par le temps qui s’écoule où par l’espace mesuré, parce que cela est démesure, parce que cela est vaste au-delà de l’infini, là où il n’y a ni temps ni espace, là où le rêve s’achève, te montrant qu’il n’a jamais commencé, là où le chant des cétacés a résonné au plus profond de ton cœur comme au plus profond de chaque cœur, où tu te tiens en la vérité.

Là où aucune force contraire ne peut s’exprimer et est pourtant contenue en tout contraire, là où il ne peut être mesuré ni la forme ni le temps, là où aucune équation ne peut être résolue autrement que par l’Amour, autrement que par ta présence, autrement que par ton absence.

Je t’invite à l’indicible que tu n’as donc jamais quitté et qui pourtant a été simplement mis de côté et oublié. En l’Impersonnel, il n’y a rien qui ne puisse être de côté, il n’y a rien qui ne puisse être évité car tout est inévitable, car tout est libre. La liberté est inévitable, c’est le maître-mot, encore, pouvant être prononcé, au-delà de ce que tu en penses comme au-delà de ce qu’en pense quiconque.

 

Ne te limite pas au sein de l’illimité. Au sein de toute limite, ne vois que l’illimité en promesse qui aujourd’hui se révèle au-delà de tout regard, afin de te faire voir ou vivre la vérité que tu es. Cela est là, et cela est maintenant, en l’ici éternel qui ne dépend d’aucun monde ni d’une forme, ni d’une quelconque volonté.

Je t’invite au repos, celui qui accompagne tous les mouvements et qui pourtant n’est pas le mouvement. Je t’invite au temps, celui qui ne commet pas d’écoulement, celui qui ne commet pas de repère, là où tu es complet, là où tu es infini et là où tu es chaque forme, comme chaque informe.

Bien aimé de l’Amour, au-delà de toute question, la réponse est toi, non seulement en toi, mais par ta simple présence, réunissant en elle l’ensemble des présences, te montrant l’absence de tout désir et de tout manque, au-delà de la vérité, au-delà de l’Absolu, là où rien ne peut te contraindre, là où tu es réveillé, au-delà de tout éveil, comme en-deçà de toute acquisition.

Là où il n’y a rien à acquérir et où tout doit être donné, et où tout ne peut que se donner, indépendamment de toi, comme indépendamment de l’autre, car il n’y a nulle distance, et comme tu le vis, il n’y a ni l’un ni l’autre, c’est en ceci que tu es complet.

Au-delà de toute personne, de tout temps et de tout espace, se découvre alors la vie sans condition, la vie sans limite, là où l’illimité rejoint toute limite, où rien ne peut être mesuré, où rien ne peut être pesé, où rien ne peut être jaugé, où rien ne peut s’échapper, car qui aurait l’idée de vouloir s’échapper de la beauté que tu es.

Je t’invite au silence, comme je t’invite au chant et à la danse, car il n’y a nulle différence, en l’immobilité comme en chaque mouvement, je t’invite à l’essentiel, vivre ton essence, te montrant l’absence de différence, d’essence à essence, de lieu en lieu, comme de temps en temps, qui n’existe que dans ton monde.

Tu es au-delà du monde et tu es pourtant tous les mondes. Tu es au-delà du rêve et pourtant tu es tous les rêves. Tout cela ne fait que passer, toi qui ne passera jamais et qui n’est jamais passé.

Au-delà de tout passé comme de tout avenir, car tout est déjà venu, là où il n’y a rien à accomplir, là où il n’y a rien à désirer, là où tout est complet, et où la complétude est permanente, au-delà de tout silence comme au-delà de tout mouvement, en l’Amour que tu es et au-delà de l’Amour, là d’où vient l’Amour, de là tu viens, en ce lieu qui est de partout, qui ne connaît ni le temps ni l’espace, ni la forme, et qui contient pourtant tous les temps, tous les espaces et toutes les formes.

Je t’invite à être celui que tu as toujours été, que tu retrouves aujourd’hui et qui pourtant n’a pas besoin d’être cherché ni retrouvé, en te posant là où tu es, sans rien demander et sans rien attendre, sans délai et sans distance, tu es le présent et le cadeau éternel de la vie en tout monde, là où n’existe nulle vie et nulle mort, parce que tu es la vie, et parce que là rien ne passe, rien ne peut trépasser, et rien ne peut advenir qui ne soit déjà venu.

Alors, bien aimé de l’Amour, entend et écoute au-delà de mes mots comme au-delà de mes vagues qui touchent ton cœur, qui touchent tes yeux, laisse couler les larmes de la vérité, celles qui lavent l’affront de la séparation et de la division.

Je t’invite à être cela et bien plus que cela, là où tu ne peux plus te perdre en étant partout, là où tu n’as besoin de rien, si ce n’est d’être et de non être, au sein de la même danse, comme dans tout mouvement.

Tu es cela et bien plus, dès que tu tentes de définir un emplacement ou une forme, tu conçois et vis que tu n’es que une forme, divisée à l’infini par l’enfantement de la déchirure, de la division et de la fragmentation, là où personne n’est seul, et où pourtant il n’y a que solitude, là où pourtant il y a silence et pourtant, où le brouhaha naît, au-delà de toute danse et au-delà de tout silence.

Je t’invite à être cela, au-delà de ceci, où que tu sois, où que tu penses être, quel que soit le temps qui t’affecte, rappelle-toi que tu es le maître du temps, rappelle-toi que tu es le maître de l’espace, que tu es le maître du rêve, et que tu es pourtant antérieur à tout rêveur comme à toute forme.

Alors la légèreté te fait parcourir les éléments, là où tu ne sais plus et ne perçoit plus de différence entre l’eau et l’air, entre la terre et le feu, là où l’alchimie met fin à la distance, là où l’alchimie met fin au cadre de référence.

Bien aimé de l’Amour, en cet instant comme en tout instant, au-delà du temps qui passe, tu es invité à la célébration permanente et perpétuelle de ce qui ne connaît ni le temps, ni la limite d’aucune sorte.

Bien aimé de l’Amour, alors tu danses, dans le silence immuable de la vérité sans temps, comme sans espace. Alors je t’invite à parcourir les espaces de la beauté présent en chaque forme au-delà de toute apparence et au-delà de toute pensée, là où nul jugement ne peut se juger soi-même, là où il n’existe ni coupable, ni victime, là où tout est libre, parce que la liberté n’a pas besoin d’être encadrée, parce que la liberté n’a pas besoin d’être définie, ni même repérée.

 

Je t’invite à cela, quoi que tu en penses et quoi que tu en dises, il n’y a pas de différence. Quoi que tu dises et quoi que tu fasses, tu es celui qui fait, et pourtant tu n’as jamais rien fait.

Je t’invite au premier souffle de ce qui fut nommé la création afin de comprendre que ce souffle comprend, en lui-même le début et la fin, de ce qui n’a jamais commencé et de ce qui ne finira jamais, et qui pourtant a permis tout rêve en le même instant initial de la déchirure.

Tu es antérieur à cela, tu es antérieur à la lumière, tu es l’Amour, antérieur à l’Amour. Comprends cela, non pas au travers de mes mots, comprends cela au-delà de toute idée, alors tu es libre au sein de l’éternité comme au sein de cet instant, de ce corps. Ce corps qui ne fait que passer et qui pourtant tu habites, de multiples et différentes façons.

Cela ne fait plus de différence, quel que soit ton âge au sein de ce monde, rappelle toi que tu n’as jamais compté les âges et que tu es de tout âge. Tu es l’enfant comme tu es le vieillard, tu es la vie comme tu es la mort, tu es tout ce qui passe et qui permet de passer ce qui pouvait sembler manquer en toi, comme en chaque cœur.

Il n’y a pas d’autre cœur que le tien, il n’y a pas d’autre monde que le tien, c’est ton monde et pourtant, rien ne t’appartient. Là est la liberté, là est la vérité qui ne souffre aucune discussion ni aucune discrimination.

Bien aimé de l’Amour, il est temps maintenant de sourire à ce que tu es, de sourire à ce qui n’est pas, avec la même élégance et la même densité.

Je t’invite à l’Amour, cette invitation est permanente, il ne tient qu’à toi de ne rien saisir, de ne rien faire sien, et de te donner entièrement comme l’Amour se donne, sans condition et sans restriction, dans l’évidence de ce qu’il est, dans l’évidence de sa légèreté comme de sa densité.

Alors dépose en toi, au centre de ton cœur, l’ensemble des souffrances comme l’ensemble des frères et des sœurs, où qu’ils soient situés dans le rêve de la création, ils sont déjà en toi.

En t’accueillant, tu t’accueilles toi-même au-delà de ta forme, en t’accueillant tu accueilles chacun, car chacun est dans chaque autre, au-delà de toute distinction, cela est l’évidence, et cela se vit dès l’instant où tu acceptes ce qui te semblait inconnu, et pourtant si vide de sens, est à l’origine du sens comme de tous les sens, comme de toutes les directions, comme de toutes les dimensions.

Bien aimé de l’Amour, je t’invite à être moi comme je suis toi parce qu’il n’y a plus de distance, parce qu’il n’y a plus de cloison, parce qu’il n’y a plus de porte, là où il n’y a rien à prouver, où seules ta présence et ton absence sont la preuve infinie du don de l’Amour et du don de la Grâce.

Bien aimé de l’Amour, aime chaque bien aimé, chaque autre n’est que toi, en un autre temps et un autre espace, te donnant l’illusion et l’apparence de la division, l’apparence de l’éloignement, mais l’Amour n’est jamais loin, il a toujours été ici, au-delà de tes pensées, comme au-delà de la société.

Bien aimé de l’Amour, c’est l’appel de la liberté qui retentit au fond de toi de toutes les manières possibles, afin de t’éviter de retenir toute souffrance, afin de vivre le miracle de la vie, toi qui est la vie, toi qui est ta vie, et toi qui est toute vie au-delà de la naissance comme au-delà de toute mort.

Ce qui est né ne peut jamais mourir, ce qui est mort ne peut jamais renaître, car il n’y a rien à recommencer, il n’y a plus à tourner dans le sens de la forme, ni même dans le sens dans le sens de l’informe, là où la gauche et la droite se confondent, là où il n’y a plus de direction et pourtant toutes les directions, là où tu n’as jamais bougé, quelle que soit la vitesse et quelle que soit la notion d’espace.

Alors je t’invite à me donner l’ensemble de tes poids afin que ceux-ci soient démontrés en moi comme ne représentant aucune lourdeur, ni la moindre souffrance, là où rien ne peut manquer, rien ne peut souffrir, là où tu es, si tu es de partout, au-delà de toute place, tu combles chacun avec la même grâce, avec le même don d’Amour qui ne dépend ni d’intention ni de foi, mais qui simplement dépend de ton accueil, au-delà de tes bras, comme au-delà du personnage, te permettant de traverser, de ne rien arrêter, et d’être cela, au-delà de toute définition, comme au-delà de ce qui peut être défini.

Je t’invite au temps présent, celui qui ne passe jamais, je t’invite en l’espace présent, où tout se résout, où tout se réveille, cela se passe au centre de toi comme au centre de chaque cœur, là où l’allégresse vient balayer tout reliquat de mémoire, tout reliquat de souffrance. Je t’invite à la vérité, je t’invite à l’évidence, je t’invite à tout cela et à tout ce dont tu ne penses pas.

Je t’invite au tout, là où tu n’es rien et où pourtant tu as parcouru chaque chemin, chaque recoin des univers, chaque recoin de souffrance, comme chaque recoin de joie.

Je t’invite à être tout cela. Accepte-le, cela est ton dû, accepte-le, cela est ton don. Il n’y a pas d’autre don que celui de l’acceptation, il n’y a pas d’autre don que le don de la Grâce, que le don de l’Amour. Il n’y a pas d’autre vie que la vie de l’Amour, il n’y a pas ta vie et la vie de l’autre, il n’y a qu’une vie, quel qu’en soit ton avis et quels qu’en soient tes désirs.

 

Là où il n’y a nul désir comme nul manque, tout est perfection, il n’y a donc rien à parfaire, ni rien à rechercher qui ne puisse être offert, avant même que tu le cherches. Là où tu n’as plus à chercher, là où tu n’as plus à trouver, là où tu n’as plus à bouger, en étant chaque mouvement de la vie qui passe comme qui demeure.

Alors laisse les portes de ton cœur, car ces portes n’existent pas ailleurs qu’en ce que tu as conçu, ailleurs qu’en ce que tu as pensé. Rien ne peut être fermé, comme rien ne peut être ouvert, car ouverture et fermeture correspondent à l’illusion et non pas à la vérité.

Bien aimé de l’Amour, sois avec moi, comme je suis avec toi, afin de faire le miracle d’une seule chose, là où aucune chose ne peut être dessinée, ni même possédée, car tout est don, car tout est donné, à d’abondance et à profusion, quoi que tu en penses et quoi que tu en sentes, cela ne fait aucune différence, car tout est au même lieu, en même temps, en chaque lieu.

Je t’invite à l’évidence, à la danse de l’Amour, parce que l’Amour danse, au-delà de toute densité, car l’Amour danse au-delà de toute musique comme de tout silence. Je t’invite à ne pas m’écouter, mais à m’entendre sans mes mots, au-delà de tes mots, rappelle-toi, il n’y a jamais eu de porte, il n’y a jamais eu quelque chose à acquérir de plus que de ce que tu es déjà, dans l’être comme dans le non être.

Bien aimé de l’Amour, viens avec moi. Je t’emmène nulle part comme de partout, parce que nulle part est partout, ne fait pas de distance, car nulle part est partout, ne souffre pas de délai, ni aucun éloignement, là où rien ne manque, là où rien ne peut être comblé, parce que tout est déjà plein. Plein de toi et plein de vide, plein de l’autre comme plein de chacun, dansant la même danse, dans l’évidence de ce qui est vide de toute forme, comme de tout mouvement.

Ainsi, tu es l’origine comme tu es la fin, parce qu’il n’y a ni origine ni fin. Il y a le rêve, il y a la vérité. Le rêve a été libre, tu en as parcouru toutes facettes, chaque coin et chaque recoin. Tu as exploré tout ce que la conscience peut explorer. Tu as souffert, comme tu as été heureux avec la même intensité, avec la même vérité. Cela est passé et ne passera plus jamais.

Seul demeure l’Amour, au-delà de ta forme comme de toute identité. Je t’invite à cela, car tu es toi-même l’invitation, au-delà de tout désir, comme au-delà de tout regret, là où ne peut exister ni souffrance, ni douleur, là où tout est beauté. Je ne peux que te répéter ces mots, afin qu’ils résonnent au-delà de ta présence et au-delà de ton cœur, qui se fait le relai de chaque cœur, dès l’instant où la joie fleurit en tes yeux, comme sur tes lèvres.

En ce corps nommé temple, en ce corps nommé éphémère, tout y est inclus, même l’éternité, t’amenant à voir que tu n’as besoin ni de forme ni de mot, mais être juste là de partout, être présent au-delà de tout temps, afin que rien ne puisse être séparé, afin que plus jamais une porte te semble masquée, quoi que ce soit, ni ait besoin d’être ouverte, car il n’y a ni poignée ni clef. En fait il n’y a jamais eu de porte, il n’y a jamais eu de séparation.

Je t’invite à cela, écoute-moi et surtout entends-moi. Mon verbe se mêle à celui des archanges comme à celui du cœur des anges et pourtant, je ne suis ni archange ni cœur des anges, et pourtant, je suis toi qui est ange, je suis toi qui est archange, je suis toi en chaque chemin comme en chaque apparence, dépassant la forme, dépassant l’informe, dépassant la conscience, sans mouvement et sans bouger, en vitesse instantanée, là où rien n’a à être déplacé, là où rien n’a besoin de se mouvoir.

Tu es le mouvement et pourtant tu es l’immobilité. Tu es l’errance comme tu es la boussole. Jamais tu ne peux perdre le sens, car tous sens et toutes directions aboutissent au même point, là où rien ne peut être défini, là où rien ne peut être arrêté, là où, comme je te l’ai dit, rien n’a commencé et rien ne se termine, parce qu’il est impensable de commencer ou de terminer quoi que ce soit, en celui qui est ce qu’il est, au-delà de tout être, au-delà du « je suis », comme au-delà de tout dieu.

Là où tu es le tout en acceptant d’être rien, là où le miracle devient la permanence de ton regard, la permanence de ton toucher, ainsi que ce feu d’Amour qui consume en toi les derniers restes d’illusions, dès l’instant où tu l’accueilles, dès l’instant où tu l’acceptes.

Alors écoute mes mots comme écoute ce que je dis entre mes mots. N’écoute pas avec tes oreilles, n’écoute pas avec ton cœur, mais laisse cela te traverser, n’arrête rien et ne fige rien. Demeure immobile, afin de comprendre l’ensemble des mouvements, afin d’être la réponse à toute question, afin que cette réponse te comble en totalité de tout ce qui paraissait te manquer au sein de ce corps, comme au sein de cette vie.

Là est la complétude, là est la beauté. Elle ne dépend d’aucun acquis, elle ne dépend d’aucun apparat, d’aucun ornement comme d’aucun décor. Tu n’as pas besoin de modèle, tu n’as pas besoin de choisir, tu n’as pas besoin de décider, parce que l’Amour est décision, parce que l’Amour choisi là où il n’y a pas de choix que d’être tout cela.

Silence

Chacun de nous, en personnel ou en impersonnel, a reçu la même invitation, le même signe, la même parenté et la même liberté. Là où tout est frère et sœur, où la sœur et le frère ne peuvent être distingués malgré l’apparence de la forme.

Tu es au-delà du masculin et du féminin, tu es au-delà de toute polarité, tu es au-delà de tout ce qui peut être vu, comme de tout ce qui n’a pas été vu, parce que là où tu es, il n’y a rien à voir, mais tout à vivre, te montrant la futilité de devoir choisir, comme de devoir habiter une forme où qu’elle soit, parce que cela est parfait, et cela l’a toujours été et cela le sera toujours. L’alpha rejoint l’oméga, l’oméga rejoint l’alpha, là où l’alpha ne fait pas de différence avec l’oméga.

La consumation de l’Amour est un feu dévorant, d’une brûlure exquise et qui pourtant ne brûle pas. Cela tu le vis, cela tu le vois.

Bien aimé de l’Amour, alors dépose les armes, celles de tes croyances, comme celles de tes peurs, qui ne sont là que pour toi, afin de te découvrir sans fard ni détour. Ne pense rien d’autre que d’être cet inconnu, sans pourtant le chercher, et qui n’a besoin que de se révéler, qui n’a besoin que de ton absence et aussi de ta présence, parce qu’il n’y a nulle distance entre l’absence et la présence, car il n’y a pas de temps qui puisse séparer la présence et l’absence.

Silence

 

Là où le corps n’est plus obstacle, là où le corps n’est plus souffrance, quoi que tu en penses encore, si tu es inscrit ailleurs que dans l’instant présent. L’instant présent t’a trouvé, l’instant présent est là, de partout, en chaque cœur comme en chaque temps, afin de démontrer la futilité du temps, la futilité de l’espace, la futilité de la forme.

Silence

Je t’invite à la vie éternelle qui ne connaît aucun monde, et qui pourtant les connaît tous. Il n’y a aucun paradoxe, là où les contraires s’unissent, afin que plus rien ne puisse dépasser ce qui est vrai, afin que rien ne puisse obstruer le libre cours de l’Amour, le libre cours de la Vie. Tu es la voie, la vérité, tu es la vie, découvrant alors qu’il n’y a jamais eu de voie, qu’il n’y a qu’une vérité, et que la vie est en-dehors de tout ce qui limite la forme comme la dimension, ayant permis le rêve qui n’a fait que passer.

Comme revenant d’un long sommeil, tu redécouvres l’entièreté de ce que tu es comme de ce que tu n’es pas.

Silence

Toi, indicible Amour. Toi, indicible présence. Toi, indicible absence.

Tu n’es qu’indicible, parce qu’aucun concept ne peut enrayer l’indicible vécu, car aucun mot ne peut suffire au sein de l’indicible. Tu ne peux qu’en exprimer la grâce, en chaque regard, en chaque sourire, comme en chaque larme. Quoi que tu en dises ou en penses, cela là non plus ne fait pas de différence, cela là non plus ne met pas de distance.

Alors aime au-delà de toute mesure, aime sans condition, aime sans restriction, aime sans jauger et sans mesurer, parce que rien ne peut mesurer l’Amour, parce que rien ne peut mesurer la moindre distance et le moindre espace, en la densité et la légèreté de ta présence et de ton absence.

Silence

Laisse les larmes couler, comme laisse tes lèvres sourire, tu n’as pas besoin d’intention, tu n’as pas besoin de raison, mais simplement de laisser l’évidence être à tes yeux et à ta bouche, comme en le silence de ton cœur.

N’oublie pas, en ce réveil de l’oubli, que tu es toute puissance comme toute enfance. N’oublie pas que tu es toute force, et que pourtant tu n’as pas de force par toi-même, mais par la grâce de l’Amour, par la grâce de ce que tu es, faisant fi de ta forme, faisant fi de ton corps.

Silence

Où que tu sois posé, en quelque position que ce soit, avec joie ou avec souffrance, l’invitation est la même, parce que l’invitation de l’Amour ne peut faire de différence, selon les conditions de ta personne, comme selon les conditions de ton être. Ne mets pas de distance, ne sépare pas ce que tu es de ce que tu as cru être. Rien ne peut plus être séparé, rien ne peut plus être divisé, mettant fin à la fragmentation, comme à tout manque.

Je t’invite à te reconnaître en cela, et non pas en toi-même, parce que cela se déroule en toi, et n’est pourtant pas toi, même si ce corps, inscrit dans la vérité de l’instant, en ce qui se joue sur la terre, te donne à vivre cela, mettant fin ainsi à tout rêve de création, à toute souffrance, comme à tout devenir, parce qu’en effet, il n’y a rien à devenir lorsque tout est venu, il n’y a rien à attendre quand le temps s’efface, il n’y a rien à voir quand le paradis blanc prend tout l’espace, quand le paradis blanc te montre ta propre nature ainsi que ta propre essence.

Silence

Alors, le souffle de l’inspire et de l’expire se stabilise. Il devient zéphyr, imperceptible et pourtant si vaste. Le rythme de ton cœur, oubliant la dualité inexorable de la souffrance et de la joie au sein de ce monde, te fait découvrir et vivre la joie sans objet, et surtout la joie sans sujet, ne dépendant de rien, et surtout d’aucune circonstance. Même la souffrance ne peut arrêter le rire, et c’est le rire qui guérit, celui du miracle permanent, celui de l’Amour permanent où rien ne peut manquer.

Chacun de toi est invité à la même essentialité et à la même réalité, quoi que tu dises et quoi que tu en penses, quelles que soient tes idées ou quelles que soient les distances apparentes, je te le réaffirme, il n’y a ni distance, ni séparation, il n’y a plus de porte, il n’y a aucune montagne à gravir, il n’y a aucun élément à parcourir si ce n’est la vastitude de l’Amour, ne dépendant d’aucun monde, et qui pourtant s’exprime au sein du rêve de ce monde.

Ainsi tu es parfait, au-delà de toute notion de perfection, au-delà de toute analyse comme au-delà de toute compréhension.

Silence

Alors, accueille moi, dans la même réciprocité, à la manière dont je t’accueille, quoi que tu en penses et en dises, quoi que tu en acquiesces ou refuses, je ne fais pas de différence, car je suis inscrit en ton corps comme en ton éternité. Je suis celui qui te guide au-delà de toute pensée comme au-delà de toute vision, je suis toi, en totalité.

Dès l’instant où tu ne fais pas de différence entre chaque personne comme entre chaque personne et l’impersonnel, parce qu’il n’y a rien de particulier, parce qu’il n’y a pas de condition, parce qu’il n’y a pas d’étape, parce qu’il n’y a rien à franchir; ni rien à gravir, simplement accueillir.

Silence

En ce qui s’écoule en cet instant en toi ne te raillera plus jamais afin que tu sois rassasié et que plus jamais tu n’aies soif, de quelque aliment ou de quelque affect, afin d’être rassasié, afin d’être comblé, au-delà de tout souhait, comme au-delà de tout sourire.

Laisse-moi t’emporter, là où tu n’as jamais bougé, et là où tu es en vérité, en l’espace sacré de ton cœur, là où la valse t’emporte, en l’éternelle béatitude, en l’ultime présence qui est aussi ton ultime absence.

Je t’invite à la paix, car tu es la paix. Je t’invite au combat, non pas celui qui dresse les âmes, mais celui qui capitule, car celui qui capitule a gagné sur celui qui brandit une arme, parce que l’Amour ne peut être fendu par aucune arme. L’Amour ne peut être amputé par quoi que ce soit.

Bien aimé de l’Amour, au-delà de mes mots, et au-delà de toi, nous fusionnons en l’allégresse de l’Amour, nous fusionnons en le silence, étant la même vérité, étant la même présence, étant la même absence.

Si tu me rejoins, tu rejoins chacun, au-delà d’être les uns dans les autres, parce qu’il n’y a ni l’un ni l’autre, il y a le miracle d’une seule chose, celui de l’Amour sans forme, de l’Amour sans condition, de l’Agapè. Aime tout de la même façon, car tu ne peux plus faire de différence, car tu ne peux plus faire de distinction.

L’Amour qui s’échappe de toi n’est rien d’autre que le retour à toi-même, là où tu n’as à t’échapper d’aucune circonstance, ni d’aucune condition, mais simplement à accueillir l’évidence que tu es, même si tu ne le connais pas, cela est ce que tu es.

Silence

Bien aimé de l’Amour, mon aimé, mon Amour, tu es ma propriété comme je suis ta propriété au-delà de tout sens de possession, au-delà de toute appartenance, au-delà de tout, tu l’as compris, car tu es à la fois cet au-delà, et tu es au-delà de l’au-delà, là où il n’y a rien, qui pourtant contient le tout, là où nulle peur ne peut te saisir, là où nul manque ne peut apparaître, là est ta demeure, comme en chaque demeure.

Silence

Bien aimé de l’Amour, mon ami, mon aimé, je ne te demande rien d’autre que d’être ce que tu as toujours été, en dépit des circonstances de ce monde comme de ta vie, comme de toute vie, afin que plus jamais tu ne puisses être identifié à ce qui est pesant, à ce qui est limité, à ce qui est souffrant.

Silence

 

Ecoute et entends la vague qui t’emporte, avec fracas et douceur, en ta demeure d’éternité, là où tu occupes toute place, où chaque chose est à sa place, et où rien n’a besoin d’être placé ni même déplacé. Là où le coeur des anges retentit en saluant ta présence, là où l’ultime est connu, où rien ne peut demeurer inconnu, où rien ne peut être caché, où rien ne peut être ôté.

Silence

Que grâce te soit rendue à chaque instant, à chaque regard, à chaque souffle, quoi que tu en penses et en dises, quoi que tu en souffres ou n’en souffres pas, l’Amour est là, il n’attend que toi, car il ne connaît pas l’attente, il n’espère que toi, car rien ne peut être espérer, car tout est déjà là.

Je t’invite à la quiétude, je t’invite au silence, je t’invite à la vérité. Alors invite-moi au centre de ton cœur, ne me nomme pas, ne me définis pas, je suis au-delà de toute forme et je suis pourtant toutes les formes. Mon espace comble chaque espace, entre chaque cellule, entre chaque être, là où tu es libre, là où il n’y a nulle appartenance et nulle définition.

Je t’invite à l’instant, comme en chaque instant, à recueillir en ton vase le nectar de miel, celui qui te met en douceur, celui qui te met en élégance, au-delà de toute beauté, là où tous les autres sont tiens, parce qu’ils n’ont pas plus de densité que ta propre densité, en quelque apparence ou en quelque élément que ce soit, là où rien ne peut être soustrait, et là où rien ne peut être ajouté.

Bien aimé de l’Amour, aime-toi comme je t’aime au-delà de tout défini, comme au-delà de tout corps. Aime sans penser, aime sans compter, car plus tu donnes et plus tu reçois, cela est la loi d’Amour et l’état de grâce. Ne réprime rien, ne restreins rien, tu n’as rien à cacher, car rien ne peut demeurer voilé ou recouvert de quelqu’oripeaux ou de quelque forme, comme de quelque concept que ce soit.

Silence

Je t’invite à célébrer Agapè en chaque instant où tu m’entends, afin que le feu sacré de ton cœur devienne le Cœur Sacré, celui de l’indicible absence, là où tu es complet au sein de ce vide apparent, qui est plein de tout, et qui pourtant n’est rien.

Là où tout est rendu, parce qu’il n’y a rien à rendre, mais simplement à se rendre compte, sans compter et sans dépense, que tout est toujours là, au-delà de toute place comme au-delà de tout temps. Là où le temps ne s’écoule jamais, ayant permis l’écoulement de tous les temps, en toute dimension comme en tout espace.

Je t’invite à t’oublier afin de mieux me retrouver et de mieux te retrouver,

Silence

… là où les mots sont à la fois légèreté et densité, et où légèreté et densité se conjuguent, se conjuguent en le même élan, en la même lumière, là où la couleur ne peut être vue, là où tu es toute couleur comme toute coloration.

Bien aimé de l’Amour, je t’invite à la légèreté, je t’invite à tout ce que tu souhaites au-delà même de tes souhaits, là où rien ne peut manquer, là où rien ne peut être désiré, là où tout est évidence, là où tout est présence.

Silence

Alors que tu dormes ou que tu veilles, il n’y a plus de différence, parce que cela ne dépend plus des rythmes de la personne, parce que cela ne dépend plus d’une quelconque condition, ni d’un quelconque rendez-vous. Ainsi s’installe l’évidence qui prend le pas sur toute cadence comme sur tout rythme de ta vie, là où tu es nourri, là où tu es abreuvé par l’eau de vie, l’eau de là-haut et l’eau d’en bas sont les mêmes eaux, réunies en le même mystère, celui de ta présence et de ton absence.

Silence

Ecoute, écoute le silence de ton être, écoute le silence du non être, car il contient toutes les partitions, il contient tous les chants ainsi que tous les cris de la vie qui se donne et qui se prend sur le jeu de la vie, afin que tu vives par toi-même que rien n’est réel, excepté ce que tu es au sein du non être.

Entends, au-delà de mes mots, ce que te dit ton cœur, en cet instant et en cette place, afin d’occuper bien plus que l’espace et bien plus que le temps, là où tu n’as pas besoin de t’occuper de quoi que ce soit, là où tu as toujours été et là où tu seras toujours.

Silence

Quoiqu’il se passe et quoi que tu vives en écoutant mes mots et mes silences, rappelle-toi que tu n’es rien de ce qui passe et que tu es la demeure d’éternité et la demeure de paix suprême, qui ne peut être dérivé, qui ne peut être coloré d’aucun artifice ni d’aucun décor, ni même d’aucune peine.

Silence

En ce temps de la terre, se finit le temps.

En ce temps de la terre, se finit l’illusion.

En ce temps de la terre, le rêve s’évanouit devant l’intensité de ce qui a été rêvé depuis l’instant initial qui ne peut être repéré, qui ne peut être mesuré, là où rien ne peut être ignoré, et où pourtant tout est superflu.

Alors accueille en la grâce de l’évidence ce qui se déroule et qui pourtant ne passe pas et qui pourtant passera tout le temps, comme en tout temps.

Je t’invite au repos, je t’invite à autre chose que ce qui fait ta vie au sein du rêve. Je t’invite à autre chose que les souffrances qui se manifestent, je t’invite à la guérison de ce qui semble être devoir guéri et qui pourtant ne fait que traduire le miracle de l’Amour, indépendant de toi, comme de quiconque sur cette terre, et qui pourtant passe au travers de chacun et qui demeure en chacun.

Ainsi, tu ne pourras plus faire de différence car tu verras clairement que le pire des ennemis n’est que celui qui a été l’aiguillon qui a permis ton réveil. Il n’y a ni ennemi, ni ami, il n’y a ni famille ni assassin, il n’y a que l’Amour, car tout participe de la même découverte, quelles que soient les apparences et quel que soit ce que tu en penses, là où rien ne peut être réprimé, là où rien n’est caché, car qui voudrait se cacher de l’Amour, qui voudrait se cacher du mystère de la grâce, du mystère du miracle, pour faire le miracle d’une seule chose comme d’un seul être qui contient tous les êtres.

Lui il t’attend, mais celui qui t’attend, n’est rien d’autre que toi, te retrouvant enfin au-delà de la souffrance comme au-delà de tout jeu, en cette béatitude permanente de l’apothéose de l’apocalypse qui n’est d’autre que la révélation de toi-même, quelles que soient les circonstances du décor, quelle que soit l’action des éléments, c’est en ce chaos que tu trouves le silence. Tu n’as pas à le chercher, tu n’as pas à l’observer, mais simplement accueillir et simplement être vrai.

Là où il n’y a ni posture, ni attitude de défense, ni attitude de protection, car la protection est une porte qui ferme la porte à la vérité ineffable de ton cœur, là où le bien et le mal, bien qu’ils aient été vécus et vus, deviennent insignifiance par rapport à cette majesté.

Là où tu es souverain, là où tu vois que tu es le monde, là où tu vois que tu es les rêves, le rêve de chacun comme le rêve collectif, là où tu ne peux qu’aimer, au-delà de ta nature et de ton essence, car l’Amour est la seule vérité, sans faire de particularisme, sans faire de différence, sans jamais mesurer et sans jamais compter.

Silence

 

Alors écoute et entends le silence et les bruits avec le même sourire. Ainsi tu traverseras, sans difficulté et sans remous, ce qu’il te semble devoir traverser, alors qu’en fait, toutes les traversées ont été faites, alors que tout a été vu, alors que tout a été vécu, seulement tes yeux te limitent au sein de la forme, seule la conscience te limite dans le vécu de cette intensité qui ne peut être mesurée.

Alors bénis-moi comme je te bénis, afin d’abolir toute distance qui te semble rester.

Alors bénis-moi comme je te bénis en la même grâce de l’instant, en la même grâce de l’Amour, là où tu n’as besoin ni de forme, ni de cadre, là où nul besoin ne peut apparaître, là où rien ne peut disparaître.

En la radiance du Cœur Sacré, car il n’y a qu’un seul cœur, je t’invite, à chaque souffle comme à chaque instant, en ce lieu comme en tout lieu, à l’ineffable transcendance, là où tout est don, là où tout est accueilli avec la même célérité, avec la même densité, là où tu es l’océan, là où tu es la goutte, là où tu es (xxx), là où tu es les abysses, les profondeurs de l’océan et là où tu es le ressac qui baigne la plage de sa douce caresse, afin que toi-même soit la caresse en chaque regard comme en chaque toucher, au-delà de toute technique comme de toute appréhension.

Sois vrai et sois spontané, sois vrai et sois naturel, car en vérité c’est ce que tu es, au-delà de toute forme comme de toute histoire, au-delà de tout bonheur, parce que là tu es complet, au-delà de tout compte comme de toute mesure.

Il t’attend, il est en chaque autre comme en chacun, il est de partout, là où la création n’est qu’un cœur, vibrant et palpitant, de la vie comme de la mort, ne dépendant d’aucun cycle ni d’aucune révolution, ni d’aucun mouvement.

Silence

Demeure en cela, au-delà de tout cela, tu es de partout et tu es tout ce que tu vois, tu es tous ceux qui t’offensent, de la même façon tu es tous ceux qui t’aiment, en ce lieu sans lieu, où il n’y a ni ami ni ennemi, mais la même fraternité, parce que tout n’est que défi pour te permettre d’assurer et de révéler ce que tu as cru oublier, ce qu’il te croit manquer. Ne juge aucune apparence, de même que ne juge aucune profondeur, parce qu’en la vérité il n’y a rien à juger, parce qu’il n’y a rien à quitter, parce qu’il n’y a rien à ôter, de même qu’il n’y a rien à rajouter.

Là où tu ne peux rien faire d’autre que d’accueillir la vie, que d’accueillir la souffrance, en la laissant te traverser afin de la magnifier dans le Feu du Cœur Sacré, là où il n’y a ni coupable, ni victime, ni bourreau, là où il n’y a que la danse de l’Amour, en le jeu de ses apparences, en le jeu de ses manques inexistants, en le jeu de la vague.

Ecoutes et entends ce que te dit ton cœur, en le silence de mes mots, écoute ce que te dit ton cœur dans la danse qu’il vit comme dans ses battements, là où tu ne peux plus faire de différence entre ce qui se contracte et se dilate, car participant de la même vérité.

Bien aimé de l’Amour, écoute et entends le chant et le silence de ton cœur; se conjuguant à chaque temps, comme en chacun, afin de découvrir qu’à la fois tu es toi et l’autre, qu’en même temps tu n’es ni l’autre ni toi, que tu es bien plus que la somme de toutes les consciences, en ce monde comme en tout monde, en ce rêve comme en tout rêve.

Je t’invite à être complet, je t’invite à être entier, car là est la force, celle qui ne dépend d’aucune force et qui ne dépend d’aucune faiblesse. Là où je suis tu es, là où je ne suis pas tu n’es pas, et pourtant nous sommes de partout, chaque partout étant chaque nulle part, afin que rien ne puisse être défini, afin que rien ne puisse être limité ou encadré, afin que la liberté ne puisse être définie, afin que la liberté ne puisse être mesurée.

Silence

Voilà les mots que tu avais à te dire, voilà les mots que tu as entendus, ce ne sont pas les miens ni les tiens, ce sont ceux qui s’écoulent en la danse de l’Amour, en le Feu du Cœur Sacré. Il n’y a plus de mystère, il n’y a plus des miracles, il y a simplement la beauté de la perfection, même en ce qui est périssable et périt aujourd’hui, afin que plus jamais la mort ne puisse te saisir, quel que soit le devenir de ce corps comme de tes pensées.

Silence

Là où je me tiens, tu te tiens. Là où il n’y a rien à tenir, ni rien à maintenir parce que tout est naturel, parce que tout est évident. Mes mots te sont accessibles, que cela soit maintenant, que cela soit demain, parce que ces mots ne connaissent pas le temps, parce que ces mots ne sont pas personnifiés, parce que ces mots n’appartiennent à personne. Ils sont bien plus que des mots, ils sont la danse de la vie ainsi que la danse du silence. Ils se conjuguent en tous les temps, ils se déploient en chaque instant au travers de chacun, avec la même élégance et la même vérité.

Alors mes mots résonnent en l’infinité de leur conjugaison, là où tu m’as accueilli et là où je t’ai accueilli, au travers de chacun, au travers de chaque souffrance comme de chaque joie, ainsi que de chaque silence.

Alors permets-moi de recevoir ta bénédiction afin que chacun puisse être vivifié par l’eau de vie, celle d’en haut et celle d’en bas, en l’éther primordial, comme en la densité de chacune de tes cellules, comme en chaque parcelle de ton éternité.

Silence

Que cela soit en le paradis blanc, que cela soit en l’opacité de ce corps, que cela soit en la lumière et le feu de ton corps d’éternité, je touche tout de la même façon, comme tu es touchée, afin de toucher chacun avec le même éther d’Amour.

Il est temps maintenant de laisser ces mots chanter en toi, il est temps maintenant de laisser chaque silence entre mes mots œuvrer en ton être comme en ton non être.

Je t’aime au-delà de tout jeu comme au-delà de tout amour que tu as déjà vécu ou que tu peux espérer, parce que tu es cela et je ne peux que l’honorer et je ne peux que le remercier, et nous ne pouvons que rendre grâce à l’évidence qui est là, accessible à chacun. Il n’y a pas de distance, il n’y a pas de temps, il n’y a qu’un rêve qui donne l’illusion du temps et de l’espace, mais aujourd’hui tu te réveilles, parfois d’un long sommeil, aujourd’hui tu te réveilles, quoi que dise ton personnage, quoi que dise ta tête et quoi que souffre ton corps.

Et c’est ainsi que toute souffrance se transmute en lumière, là où tu ne juges plus rien, mais là où tu constates la véracité de mes mots, la véracité de mes silences.

Je ne te quitterai plus jamais, car nous ne nous sommes jamais quittés, même si tu l’as cru, même si tu l’as redouté. Tu n’auras plus besoin de te souvenir, tu n’auras plus besoin d’attendre, tu pourras rêver en étant conscient que c’est un rêve, jusqu’au moment de la fin du rêve, qui se presse à la porte, là où justement il n’y a pas de porte.

Tout est juste et tout est parfait. Tout ce qui semblait devoir être accompli l’a été dès l’instant initial, là est la perfection du rêve, là est la perfection de ton réveil, là est la perfection de l’Amour.

Je fais maintenant silence et je te conseille de rester en cela encore quelques instants, le temps que tu juges bon, ne le décompte pas, ne le mesure pas là non plus, reste les yeux clos et grands ouverts à la vérité qui te traverse.

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