Entretiens de Septembre 2018

BIDI

Partie 1

 

4 Septembre 2018

Eh bien Bidi est avec vous, et il vous salue

Nous allons reprendre, nos entretiens d’hier, en poursuivant avec vos questionnements. Alors je vous écoute.

Question : Je suis consciente d’être attachée à ce corps, son apparence et son état, même si je sais ne pas être cela. Que me conseillez-vous?

Il y a quelques années, je t’aurais dit de pratiquer la réfutation, et de te placer au sein du témoin ou de l’observateur. Aujourd’hui, cela n’est plus indispensable. Car en effet, la mobilité de la conscience, permet de superposer, comme tu l’exprimes, d’ailleurs, les différents points de vue de l’emplacement de celle-ci. Et vous êtes nombreux, à vivre dans le même temps, la conjugaison de la conscience éphémère, de la supraconscience et de la a-conscience. Le mécanisme du face-à-face et de la traversée te rends, comme tu le dis, lucide sur le fait que tu n’es pas ce corps et que pourtant tu y demeures, comme tu dis, attachée. Du fait de la mobilité de la conscience et de ses différents fragments, il est beaucoup plus aisé aujourd’hui, et tu l’es déjà, au sein de l’observateur, de constater que tu n’es pas ce corps, de l’accepter, mais comme tu le dis, cela ne suffit pas à te placer au-delà de toute conscience, au sein de la a-conscience.

La a-conscience, je vous le rappelle, dit simplement, est la source même de la conscience. Dès l’instant où l’observateur est vu et vécu, ne te pose plus la question de l’attachement au corps, car celui-ci n’existe que partiellement. Il te reste simplement, pour relâcher totalement tout lien ou tout attachement, à quoi que ce soit de ce monde dont ton corps fait partie, en quelque sorte de laisser ta conscience dans la tranquillité, dans l’accueil, et dans le rien faire. Car c’est depuis ce positionnement de l’observateur, que le détachement se fait naturellement et spontanément, si tu demeures tranquille, suffisamment longtemps, c’est-à-dire sans préoccupation, dans le repos du corps, en demeurant dans l’observateur, c’est-à-dire sans méditation, d’observer par toi-même, la disparition de l’observateur.

Aujourd’hui cela est beaucoup plus facile, car qui observe, si ce n’est toi-même, en le Je Éternel. Dès l’instant où cette révolution se vit, il n’y a plus aucun problème, de manière individuelle et collective. La position de l’observateur, te conduit naturellement et spontanément, au-delà de toute conscience. Il te suffit d’observer de façon neutre, et tu découvriras alors, que l’observateur n’est que le relais du Je Éternel, ou de l’Absolu ou Ultime.

Il n’y a pas de technique à proprement parler, contente-toi, quand tu vois cela, comme tu le poses dans ta question, de demeurer tranquille, de ne pas bouger, si tu préfères, de faire le vide, mais sans méditer, de te laisser traverser, sans action, sans réaction. Et alors spontanément, naturellement, tu découvriras ce que tu es, au-delà de toute forme, tu aimeras ce corps, en tant que véhicule de manifestation, mais tu n’y seras plus, comme tu le dis, sensible. À ce moment-là la conscience sera établie dans l’Ultime, à la lisière de la demeure de Paix suprême, je te rappelle que là aussi le seul marqueur n’est pas ce que tu penses, ce que tu crois, ou ce que tu ressens, mais bien plus cette vacuité ineffable qui se traduit par cette Joie, sans objet, sans sujet.

Il n’est pas question de vouloir se débarrasser de toute identité, mais simplement de laisser l’identité du corps, comme de l’observateur, être dans le silence, le repos. Du fait même de l’ouverture du cœur du cœur, cette simple constatation te libérera en totalité de ta personne, il te faut simplement observer tes propres pensées, qui en fait ne font qu’apparaître et disparaître, t’habituer à ne pas te laisser entraîner ou dériver par elles, et tout naturellement, le Je Éternel et son témoin, c’est-à-dire la Joie, seront là. Ce Je Éternel est l’antichambre du Je Absolu, qui n’a jamais bougé. Cela dépasse largement le vécu du Soi, cela dépasse largement tout processus énergétique ou vibratoire.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, par le fait même de la résolution de l’anomalie primaire, que se découvre ce qui a toujours été là, le Je Éternel. Tu ne seras plus emportée, dans un premier temps, ni par le corps, et ensuite, ni par les pensées. Et c’est tout.

Il n’y a pas de pratique à envisager, car effectivement, demeurer tranquille, ou comme disait Osho, la fainéantise, non pas de ta vie, mais de certains moments, te permettront naturellement de découvrir la Vérité, qui ne souffrira aucune discussion, et qui mettra fin, de manière générale et globale, à tout attachement.

Ceci te conduira à vivre l’Amour inconditionné et puis l’Amour nu, dont le meilleur témoin sera toujours la Joie, sa qualité, sa permanence.

Et tu observera alors ce qui découle directement de cela, la disparition de toute identification, à quoi que ce soit de ce monde, comme de tout monde. La Paix, à ce moment-là, ne pourra être comparée à aucune paix conditionnée. Cette vacuité, cette transparence, peut aussi être magnifiée par l’accueil, par une certaine forme d’indifférence et de silence, qui démasquera alors tout naturellement, l’Évidence de ce que tu mets au-delà de toute forme et avant toute dimension.

Cela va devenir de plus en plus aisé, de plus en plus évident, de plus en plus marquant, tout se fait automatiquement, tu n’as pas à lutter, ni même à réfuter, quoi que ce soit de ta vie, car c’est le regard, neutre, bienveillant, de l’observateur, et ensuite de qui observe, qui te permettra de vivre la Vérité. Si cela te semble difficile, réajuste-toi. Si tu as envie d’utiliser ce que tu connais, comme exercices, comme pratiques, cela te quittera aussi. Ainsi tout t’ayant quittée, le mental cessera, en l’espace d’un instant, tu te retrouveras.

Mais la meilleure position de la conscience, dans ce démasquage et ce débusquage, est l’immobilité, la tranquillité, qui débouche de façon naturelle, sur l’évidence de la Joie et de la Paix. Tu n’as rien d’autre à faire, ni à penser disparaître, et tu constateras alors que tu te tiens au-delà de toute idée, de toute pensée, comme de toute énergie, de toute vision ou de toute vibration, dans cette vacuité du face-à-face, qui te permettra alors de traverser, sans bouger, en accueillant tout ce qui se déroule. Ceci est la seule voie, aujourd’hui.

Rappelle-toi de toute façon que le phénomène à la fois individuel et collectif qui est en cours, se déroulera à la perfection. Je ne peux te renvoyer qu’à ce qui a été dit aussi voilà fort longtemps, voilà quelques années, par Sri Aurobindo, concernant la peur, et concernant le choc de l’humanité. Ton mental discursif et réflexif, à la simple lecture de ces mots prononcés voilà quelques années, te libérera instantanément, dès l’instant où tu demeures tranquille, sans interrogations, sans questionnements, dans l’humilité, et la simplicité. Aucune prière, aucune méditation, aucun outil, n’égalera cette posture de la conscience en ses différents fragments.

(Aboiement)

Tant que tu crois pouvoir diriger, contrôler, évoluer, depuis la personne ou l’observateur, cela t’en éloignera. Il te faut acquiescer, à l’idée et au concept, que tu n’es ni ce corps, ni ce mental, ni aucune forme, ni aucune pensée. Accepte-le consciemment et tu te le prouveras à toi-même. Il n’y a besoin de rien d’autre.

Parce que l’Évidence est là, parce que vous êtes toujours plus nombreux, à vivre ici à travers ce personnage et cette histoire, dans le cœur du cœur, et qu’il n’existe plus de couches isolantes infranchissables, aussi bien au niveau des corps subtils que du corps d’éternité.

Accepter la simplicité, est certainement la voie de l’enfance, la plus simple à mettre en œuvre aujourd’hui, sans effort, sans difficulté, et surtout sans freins. Et c’est tout.

Et tout naturellement, cela se produit de soi-même. Ce qui te permettra d’être libérée de la personne. Tu agiras alors, quel que soit ce que tu as à vivre, à accomplir, à fournir, en ce monde, comme effort, que cela soit le travail, les relations, et tous les aspects de ta vie, de façon de plus en plus légère. Mais retiens que tu ne dois pas rechercher cela, depuis la personne, ni même depuis l’observateur. Et que si tu acceptes ce principe, tu le vivras avec aisance, avec légèreté, sans frictions et sans désagréments. C’est le moment où vous constatez que les pensées et le mental, ainsi que les croyances et les habitudes, créent ton propre enfermement, puisqu’il n’existe plus que ton niveau individuel qui maintient encore, comme vous le voyez, l’illusion de ce monde.

Le seul marqueur, est bien évidemment la Joie ou la Paix, il n’y en a pas d’autres. Et quand tu constateras, ne serait-ce que quelques secondes, ou comme je disais hier, un milliardième de seconde, parce que c’est très rapide, qu’il y a quelque chose qui est là, qui a toujours été là, le relâchement naturel, par rapport à l’identité au corps ou à l’observateur, disparaîtra d’elle-même.

Ceci ne se fait pas après une ascèse ou un travail, mais justement, après la disparition de toute ascèse et de tout travail.

La Paix et la Joie, est l’état naturel à manifester, qui n’a besoin, comme je l’ai dit, ni d’objet, ni de sujet, ni de circonstances, ni de conditions, car tu es en amont de tout cela. Et alors, ta personne sera là, mais tu seras libérée d’elle, tu verra ce corps et ta vie, comme le moyen, simplement, d’irradier la Lumière que tu es, au-delà de toute intention, au-delà de tout regard, de toute volonté, comme de toute croyance, qui disparaîtront d’elles-mêmes. Pour cela il faut être naturel, spontané, ne rien réfréner, même dans les éléments contraires soi-disant à la Lumière, comme des états émotionnels ou des douleurs de quelque nature que ce soit. Dès l’instant où il te semble que cela est compliqué, tu n’es plus dans l’observateur.

Demeurer tranquille, être tranquille, dans certains moments, quelles que soient tes activités de tes journées, te permettra de te retrouver en ton entièreté, au-delà de tout monde et de toute forme. Observe simplement, si tu le souhaites, l’allègement des modifications et fluctuations de ton humeur, de ton mental et de ta personne.

Tu n’as rien d’autre à entreprendre. Ni à penser, ni à faire. Accepter ce principe et le vérifier par toi-même. Dans certains cas, le personnage et son mental peuvent rechigner et ne pas te laisser tranquille, c’est un très bon signe, car il s’épuisera avant toi, naturellement, là aussi.

Ce que je dis pour toi est bien sûr valable pour chacun, qui ne perçoit pas cette Joie dont nous parlons. Cela est accessible en chacun, quel que soit son âge, quelles que soient ses croyances initiales, quels que soient ses dénis, ou quelles que soient ses acceptations.

Poursuivons.

Question: Une sœur ici présente se demande, au sujet de l’accueil, quelle est la démarche à pratiquer pour accueillir, par exemple, est-ce qu’on remercie de Lumière, est-ce qu’on remercie la douleur, si par exemple on veut accueillir une douleur, ou est-ce qu’il faut exprimer quelque chose?

Comme je l’ai dit, et je complète ici pas cette question à laquelle je réponds, il n’y a pas de pratiques, il n’y a pas de phrases clés, l’accueil est une posture de la conscience, la conscience est manifestée et exprimée, il suffit simplement d’être tranquille, que cela concerne la douleur ou l’identification au corps, peu importe. Accueillir consiste simplement à se laisser traverser, sans rien arrêter, redevenir comme l’enfant, totalement immergé dans l’instant présent, sans autre but que de jouir de l’instant, quel que soit l’état du corps, comme je l’ai dit, ou du mental. Mais dès l’instant où tu veux ritualiser ou mettre en œuvre quoi que ce soit, tu n’es pas tranquille. C’est pour ça que j’insiste, dans cette notion d’accueil, en l’immobilité, dans un premier temps aussi bien du corps, que du silence des mots, intérieur comme extérieur, dans la vacuité, qui créera d’elle-même, cette Joie, rien de plus.

Quand il existe une pensée, des émotions, en particulier en ce qui concerne la colère, quelle qu’elle soit, la colère vient de la personne, rentrant en contact avec la Lumière qui est autour de chaque corps éphémère, cela entraînera ce qui a été nommé le feu par friction, qui débouchera sur le feu vibral et la cessation de toute perception. Et là la Joie émerge naturellement et spontanément. Vous n’avez rien à contrôler, rien à maîtriser, et de la même façon que vous vous laissez traverser, vous devez aussi accepter et laisser s’exprimer la colère, la douleur, tout ce qui concerne le corps et les émotions ne doit pas être réprimé, mais bien acquiescé là aussi.

Ceci permettra de vider ce sac de viande de ce qui le pollue. À ce moment-là, toutes les douleurs, quelles qu’elles soient, toutes les maladies, quelles qu’elles soient, ne pourront que s’effacer, car elles seront éclairées, par la Lumière que tu es. Tu ne peux pas appeler la Lumière, car aujourd’hui, cela met une distance entre toi qui est pure Lumière et la Lumière que tu envisages venant de quelque endroit de ton corps ou d’ailleurs.

C’est ainsi que vous vous retrouvez, c’est ainsi que vous vous reconnaissez et que vous comprenez en le vivant, que toute connaissance, toute expérience, aujourd’hui, ne sert plus à rien, si ce n’est à vous éloigner de la Vérité. Accepte, là aussi, ce principe, et vérifie par toi-même, par l’expérience, que cela est vrai.

Et il ne peut en être autrement. Parce que les circonstances n’ont plus rien à voir, par rapport à ce qui a existé depuis une éternité, de ce monde.

Le processus dit ascensionnel ou de libération a été acté. Vous êtes de plus en plus nombreux à le vivre, même sans savoir ce que c’est. Mais tout un chacun est capable de voir qu’il est en Paix et en Joie et que cela n’a rien à voir avec les circonstances de son humeur, de sa vie, ou de quelque possession que ce soit. Et à ce moment-là aussi tu seras libérée de la personne. Et c’est tout.

Poursuivons.

Question: Pouvez-vous développer sur le rôle de l’argent dans la société occidentale, et, deuxième partie de la question, les relations et rapports entre nous.

Alors je vais commencer par l’argent. Je crois que Marie, voilà de nombreuses années, avait évoqué, de manière fort juste, ce que vous nommez l’argent. Je vous rappelle que dans les sociétés dites primitives, la seule monnaie d’échange était ce que vous faisiez vous-même. Le problème et vous le savez, c’est que, un, l’argent permet d’acheter ce que vous n’avez pas fait vous-même, et que bien évidemment ici, le déséquilibre entre richesse et pauvreté, ici comme partout sur le monde, est de plus en plus important.

Et je ne parle même pas, comme l’avait fait Marie dans les années 2005, de ce qui est en rapport avec l’usure, qui est la pire des escroqueries. C’est accorder à l’argent une valeur intrinsèque et non plus une valeur d’échange. Vous ralentissez avec l’argent, la libre circulation de l’énergie, des flux et de la conscience. Mais tous les modèles de société actuels, fonctionnent ainsi, excepté pour l’usure, comme vous le savez peut-être, dans certaines parties du monde. L’usure, c’est-à-dire accorder à l’argent une valeur liée au temps, et le pire des enfermements, non plus au niveau individuel, mais collectif, parce qu’il induit directement la peur, de ne pas gagner sa vie, de ne pas pouvoir payer, alors depuis quand gagne-t-on sa vie?

Réfléchissez à cette simple phrase, vous êtes en vie, qu’est-ce que vous voulez gagner votre vie ? Alors vous allez me répondre oui, mais je dois payer ceci, oui, mais j’ai des responsabilités. Je suis d’accord, mais qu’est-ce que vous voulez, la sécurité ou la liberté ? À vous de choisir. Et vous serez face à ce choix de plus en plus fréquemment. Et je ne peux répondre à votre place. Mais voyez les choses clairement. Je n’ai pas dit de vous priver d’argent, mais de le remettre à sa juste place, en tant que valeur d’échange et non pas valeur d’usure, ni de contrainte, par rapport au fait de gagner sa vie

Je dirais même qu’aujourd’hui, plus il y a de l’argent, plus il y a de la peur. Celui qui manque, peut ressentir le manque, mais aujourd’hui, il ne peut exister la moindre peur. Seul celui qui a eu, ou qui a, a peur, par rapport à cela.

La deuxième partie de la question était?

Sur les relations et rapports entre nous.

C’est flou. Dès l’instant où tu vis la Joie, il n’y a ni transaction avec l’autre, ni relation. Puisqu’en la Joie, tu es tout autant réellement et concrètement l’autre, tout autant que toi. Si toi tu n’es plus ton corps, si toi tu n’es plus identifié, à ce qui se vit ici, alors l’autre l’est tout autant. Ne t’occupe pas de la relation, occupe-toi d’être toi-même et la relation à l’autre deviendra alors non plus une relation, ni même un lien, mais un acte d’Amour libre, où aucune considération d’ordre sociétal, d’ordre physique, ou d’ordre familial, ne peut plus intervenir.

Dans la Paix et la Joie, il y a le même Amour envers le mari ou la femme, l’enfant ou l’ennemi, apparent, sinon ce n’est pas de l’Amour, et il y a encore une personnification, un attachement à la relation, et en aucun cas cela peut s’appeler de l’Amour, surtout si vous l’appelez amour envers une personne, quelle qu’elle soit. Si vous faites une préférence, ce qui est normal au sein de la dualité, vous êtes piégés.

À ce moment-là, l’argent comme la relation, n’a plus aucun intérêt, car vous n’êtes plus votre vie, mais vous êtes la Vie. Et si vous êtes la Vie, tout s’écoule librement, les relations, comme l’argent. Vous sera toujours donné ce qui est juste nécessaire. Faites comme l’oiseau, mais faut-il encore oser, qui ne se soucie pas de ce qu’il va manger demain. Accepte cette innocence et la Vie te le rendra au centuple.

Mais bien évidemment, et vous l’avez tous plus ou moins perçu, que cela soit en Occident ou ailleurs, le piège est l’argent. C’est un des pièges majeurs, qui crée l’enrichissement matériel et la pauvreté de l’autre côté. Là aussi, le déséquilibre est naturel. Puisqu’il n’y a aucune harmonie et aucun équilibre dès le départ. Puisque l’argent est thésaurisé, épargné, et dès l’instant où l’argent sert à autre chose qu’être une valeur d’échange, vous êtes piégés. Vous vous encombrez. Et à un moment donné, il faudra faire le choix, entre ce monde qui disparaît, et l’aspect sociétal disparaîtra avant même l’événement et c’est en cours, où vous ne pourrez plus acheter ni vendre, vous ne pourrez que être, vos billets ne vaudront que la valeur du papier, et ce que vous avez dans des institutions, ne vous appartient déjà plus, quoi que vous en pensiez.

La vraie Paix, ne peut venir d’aucune possession, quelle qu’elle soit, même la plus sécurisante. Pour l’instant, en Occident, vous commencez à le découvrir, mais vous allez le vivre en totalité. Et là ce n’est pas une prophétie, ni une prédiction, c’est l’état actuel, c’est déjà en cours. Soyez la Vie, cette Vie Libre, qui ne dépend d’aucune aisance, d’aucune opulence, comme d’aucun manque. Tout le reste se fait de là, naturellement.

C’est ainsi que vous vous prouvez non pas seulement la foi, mais la réalité de qui vous êtes. Tant que vous êtes attachés, à un rôle, à une fonction, à une profession, à une étiquette, quelle qu’elle soit, vous êtes quelque part, même libres, encore attachés au système, même sans être attaché à l’argent. À un moment donné, vous ne pourrez plus vous mentir, vous ne pourrez plus tricher avec vous-même, c’est logique.

Tout monde enfermé, toute société de consommation, aboutit inexorablement à sa propre consumation, à sa propre destruction, parce que c’est un non-sens, ce n’est même pas la Lumière qui fait ça, ni l’éclairage, je dirais que c’est la conséquence directe de la société. Alors bien sûr, vous allez me répondre que vous ne pouvez pas échapper à la société pour de multiples raisons, mais vous pouvez vous tenir en marge de celle-ci.

Et si vous avez suffisamment, comme vous dites, de moyens, il n’y a aucun obstacle pour changer de lieu, pour ne plus être tributaire d’un système sociétal, qui, je vous le rappelle, et comme cela avait été dit avec juste raison, par Sri Aurobindo dans l’Apocalypse de Jean, acceptez-vous la marque de la Bête ou la marque de l’Amour. Ce choix va vous être présenté, qu’est-ce que vous allez faire? Réfléchissez-y maintenant, non pas pour avoir peur, mais pour observer.

Comment vous pouvez être attachés, malgré vous, indépendamment de vous?

Le liant de la société n’est pas l’humanité ou l’humanisme, il n’y a que l’argent. Et vous retombez dans le culte du veau d’or, par mesure de sécurité, par besoin de confort, quel que soit cet élément, tout ce qui est sécurité, ne fait que vous renvoyer à la peur et au manque d’Amour.

D’autant plus que, je vous rappelle, que quand la Joie, même par intermittence, nue, est vécue, vous ne pouvez plus tricher, et vous voyez réellement, à travers le filtre de la personne, mais libérée d’elle, tout ce que crée l’argent, tout ce que créent les liens, tout ce qu’a créé la société dite moderne. Vous voyez bien l’émergence de partout de forces opposées à la vie, non ? En quelque domaine que ce soit. À un moment donné, vous ne pourrez plus participer à cela, car cela vous rendra malade, et c’est le cas pour beaucoup d’entre vous déjà.

Alors ne vous occupez pas de cela, même si vous le voyez, mais occupez-vous plutôt de vous-mêmes. Vous n’avez personne à sauver. Vous avez juste à réaliser ce qui est réel, au sein de l’illusion, le voir clairement, sans détour, sans vous offusquer, sans peur.

N’oubliez pas que ce que vous appelez la démocratie, n’est que le consentement abusif à une histoire qui n’est pas vraie. C’est ce qui se découvre aujourd’hui à travers l’éclairage de la Lumière, et ce dans tous les domaines. Vous ne pouvez pas être banquier ou homme politique et être vrai, c’est im-pos-sible. Sinon vous vous mentez, vous êtes dans la peur, et la Joie vous éloigne de ça, inéluctablement, inexorablement, quoi que vous fassiez et quoi que vous en disiez. C’est le jeu normal de l’éclairage, c’est le jeu normal de vous retrouver. Et vous voyez clairement cela, que vous l’acceptiez ou pas.

Pouvez-vous vivre dans la société, sans travail, sans argent et sans aide ? Non. Alors, que faites-vous, dans ces cas-là ? Il n’est pas question de devenir un ermite, sauf si l’appel est très très fort. Déjà le voir, l’éclairer, est essentiel.

Demeurez tranquilles, faites ce que la vie vous demande de faire, face à vos obligations, je l’ai toujours dit, mais là, aujourd’hui, je dis autre chose. Cela va devenir intolérable, pour la conscience, pour la personne elle-même. Et c’est comme ça que nombre de frères et de sœurs, par ce dégoût de la société et des modes de fonctionnement de ce monde, vont se libérer de la personne et aussi de la société.

La démocratie n’est que le consentement d’un ensemble d’individus au profit de quelques autres, rien d’autre, quoi qu’on vous dise, quels que soient les discours. Ça fait partie de la prédation. Tout ce qui est finance, tout ce qui est politique, tout ce qui est bancaire, n’est que la traduction de la prédation, rien d’autre.

Et même au niveau de votre conscience, gagner de l’argent à partir de l’argent, l’intérêt, vous mettra très mal, et c’est logique, parce que là aussi c’est une forme de prédation. C’est l’exploitation de l’homme par l’homme et pour l’homme, pour certains. Vous appelez ça le néolibéralisme. Mais c’est l’inversion totale de la liberté, c’est l’asservissement total. Il faut l’affirmer aujourd’hui, il faut le voir, parce que cela est de plus en plus éclairé, de plus en plus malsain, à vous de voir, à vous de décider. Mais vous ne pourrez plus nourrir la société et ce que vous êtes.

Les règles, dans cette phase transitoire, quelle que soit sa durée, changent à toute vitesse, quels que soient les pays. Et ce n’est pas la progression du mal, c’est l’éclairage de la Lumière, qui vous montre simplement ce qui était caché, et les forces de résistance de l’ego, collectif, qui font tout pour s’opposer. Et vous savez bien que les sciences, les médias, les images, ne sont là que pour divertir, et pour vous empêcher de vous retrouver, rien de plus.

Vous êtes enfermés par les lois, vous êtes enfermés par certaines morales ou certaines immoralités. Voyez cela. Vous n’avez pas à y réagir, dès que c’est acquiescé et vu, tout sera fait par l’intelligence de la Lumière, pour vous libérer réellement et concrètement, de ces liens absurdes, au système, à l’argent, aux relations, comme aux notions de relations personnelles. Vous ne pourrez plus faire de différence entre votre enfant et n’importe quel enfant.

Silence (oiseaux)

L’éclairage de la Lumière et l’intelligence de la Lumière, va vous montrer, si ce n’est déjà fait, cela de manière très crue, et brutale. Vous le voyez tous les jours sur vos écrans, non ?

Toute société qui s’est volontairement affranchie, de la loi d’Amour, ne peut qu’aller à sa perte. Et ce que vous voyez sous vos yeux, en Occident comme ailleurs, n’est que la résultante et l’aboutissement de ce qui dure depuis des milliers d’années dans ce cycle. Il faut être logique. L’Amour est don. La vie en société est possession et asservissement, de vous, comme de tout autre. Il n’est plus temps de composer, il est temps de voir clair, et de laisser les décisions se prendre par la vie, quelle qu’elle soit. C’est une question de choix, entre, d’un côté l’éphémère et sa souffrance, et de l’autre l’éternité et sa Joie. Vous avez traversé dans ce face-à-face et vous continuez tout cela, mais après il faudra bien décider. Et de votre emplacement, que vous aurez choisi et vécu, vous aurez à vivre, jusqu’à la fin ultime du temps, ce que vous avez choisi. Alors bien sûr, aujourd’hui, celui qui n’a pas d’argent est misérable, mais quand la structure sociétale va éclater, et c’est déjà en cours, celui qui n’aura rien sera totalement libre. Dit en termes un peu duels, il est temps que justice soit faite et rendue, ça n’a que trop duré.

Et rappelez-vous, là aussi, que si la Joie, nue, sans objet, sans sujet, apparaît, elle mettra fin d’elle-même à tout cet asservissement, pour vous comme pour le monde, et vous le voyez autour de vous. C’est pas demain, c’est maintenant, c’est déjà là. Et c’est à travers tous ces événements qui se passent sur l’ensemble de cette planète, que ce soit l’activité alimentaire, que cela soit l’activité tellurique, cosmique, que cela soit au niveau sociétal, familial, que cela se voit.

Toute société basée sur la consommation, sur les lois, est vouée à sa destruction de l’intérieur. Et certains pays le vivent déjà, au niveau collectif. Là aussi, c’est des habitudes prises de façon très ancienne, j’ai dit des millénaires, par rapport au fait de gagner sa vie, de trouver sa place dans cette société, en obéissant à des lois, ces lois qui se substituent à la loi d’Amour et à la morale la plus élémentaire, dans tous les pays. Alors celui qui demeure dans de la personne avec cet éclairage, qu’est-ce que cela va faire? La guerre. Celui qui vit la paix, ce sera encore plus de paix. Parce que les derniers engrammes de prédation liée aux habitudes collectives, vont voler en éclats, et volent déjà en éclats. Vous êtes face à vos responsabilités, de tout ce que vous avez construit, et je dirais même, que nous avons construit, puisque je vous rappelle que j’étais commerçant aussi, et que j’étais très dur en affaires. (Rires)

Mais vous êtes à une autre époque, où cela ne peut plus durer. C’est cru, c’est violent, ça peut être déstabilisant, mais cela fait partie du choc, du fait que vous avez commencé ou achevé votre résurrection. Il ne peut en être autrement.

On ne recolle pas les morceaux d’un système basé sur la prédation et l’asservissement, on le brûle par l’Amour. Il est brûlé par l’Amour, naturellement. Parce que c’est l’interruption du flot de vie. Ainsi est l’argent, ainsi sont les relations, et ainsi est la société. C’est un constat que chacun peut faire sans difficulté. Parce que vous le voyez. Ça ne sert à rien de détourner le regard, ça ne sert à rien de vouloir l’ignorer, il faut le traverser, là aussi. Et quand je dis « il faut », c’est pas une injonction ni un ordre, ça se fait tout seul aussi. Cela va se traverser. C’est en cours.

Le mécanisme que vous nommez entropie a gagné la société, dans son intégralité. Et ils le savent bien. Tout comme vous.

Silence

Alors tu peux poursuivre.

Il n’y a plus de questions écrites, mais il y quelqu’un qui va poser une question.

Question : Je comprends tout ce que dit Bidi, mais quand on travaille, quand on a un loyer à payer, et qu’il y a des charges, c’est pas évident de mettre en pratique.

Mais vous n’avez pas à le mettre en pratique, c’est ce que je dis, cela se fait tout seul.

Je comprends tout à fait qu’à travers le sens de vos responsabilités, puisque le système est comme ça, et je n’ai jamais dit qu’il fallait pour tout le monde quitter le système, c’est le système qui se détruit de lui-même. Je ne t’ai pas demandé de décider de partir ou de quitter la société. C’est la société qui vous quitte, vous le voyez, ne comprenez pas mes mots de travers, constatez cela, et le simple fait de le voir l’éclaire, au niveau collectif, et c’est ça qui met fin au système, à la matrice. C’est pas l’action ou la réaction, au contraire, vous le savez, réagir à cela, sauf s’il y a une injonction de la Lumière à quitter le système, vous allez voir le système se détruire de l’intérieur. Soyez en lucide, c’est tout.

Et pour certains, voire beaucoup, plus le système va se dégrader et s’autodétruire, plus vous allez vous sentir mal. Il n’y a que la Joie qui peut vous préserver de cela, rien d’autre. Mais je ne vous ai jamais dit que vous devez le quitter, ce système, sauf pour certains, qui n’en peuvent plus. Mais les autres, et je l’ai toujours dit, ainsi que d’autres, menez à bien les obligations que vous vous êtes créées, familiales, professionnelles, éducation ou autre, mais soyez lucides de ce qui se déroule. C’est tout.

Et le moment venu, sans rien avoir déclenché, juste par votre lucidité et votre regard franc, le système se détruira lui-même. Mais vous n’aurez aucune difficulté à ce moment-là, et surtout aucun regret. Mais soyez prêts pour cela intérieurement. Continuez à le voir, à le traverser, quitte à le nourrir encore quelques temps, selon vos obligations, selon vos responsabilités, mais ne soyez pas dupes. Voyez réellement et concrètement, dans quelque pays que ce soit ce qui se déroule.

Ne vous occupez pas de réagir à cette société, sauf s’il y a injonction de la Lumière, mais soyez dans cette lucidité, voyez clairement les choses, ce qui sous-tend ces choses. Regardez l’évolution, dans quelque pays que vous soyez, de l’évolution de cette société, où tout n’est que restriction, où l’abondance ne peut être obtenue qu’à travers la prédation, en marchant sur les autres, en devenant plus que les autres, vous le voyez, vous le vivez.

Je parle d’éclairage. Il y a effectivement certains frères et sœurs qui n’en peuvent plus. Pour ceux-là, oui, il y a peut-être des décisions à prendre, ou laisser la vie les prendre, ne plus s’opposer. Mais pour beaucoup effectivement, vous nourrissez le système d’une façon ou d’une autre jusqu’au dernier moment, mais soyez lucides sur l’avenir du système, s’est déjà acté.

Silence

Poursuivons.

Question : Pourriez-vous nous dire ce qu’il se passera entre l’effondrement de ce système et la fin de ce monde?

Plus les jours passent, plus le temps s’écoule, cela avait été dit déjà à de nombreuses reprises par le commandeur, plus tout va se superposer. Donc il ne sert à rien de se poser ce genre de questions, puisque la fin du système sociétal coïncidera avec tous les autres signes. Ça a été écrit dans les prophéties, la guerre totale, de tous contre tous, la fin de la civilisation, occidentale comme ailleurs. Tout sera synchrone, chaque jour qui passe, plus vous êtes sûrs que la synchronicité de l’ensemble des événements se produira dans le même temps. Donc ne vous préoccupez pas de quoi que ce soit, voyez simplement clair, ne soyez pas pris au dépourvu, et je ne parle pas ici de faire des stocks de je ne sais quoi, mais d’être prêts intérieurement. C’est tout.Je vous ai pas demandé de donner votre argent, votre maison ou quoi que ce soit, mais d’être lucide, afin de ne pas être surpris, afin de ne pas être emporté par la tourmente. Le seul garant, c’est la Joie, c’est pas de prévenir ou de savoir ce qui va se passer. La Joie vous nourrira. Certains d’entre vous le vivent déjà.

Il y a rien de plus à prévoir, à anticiper ou à savoir, si ce n’est que plus les jours passent, plus tout se rassemble, dans des événements multiples, se produisant dans le même temps. Les rayonnements, galactiques, cosmiques, intergalactiques, peu importe les noms, les particules nouvelles, adamantines, les différents rayonnements dont vous étiez privés, sont totalement là. Puisqu’il n’y a plus de couche isolante, enfermante, ça ne peut qu’aller à son terme.

Ne soyez pas des rêveurs qui pensent que du jour au lendemain, une nouvelle terre va apparaître, et que tout ce qui est prédation et habitudes, va être gommé. Vous savez très bien que ça ne se passera pas comme ça, ça c’est des rêves utopiques, liés au New Age, ou aux projections de la conscience, c’est tout. Parce que la conscience, quelle que soit sa strate, d’un individu, tant que vous n’êtes pas proches de cette Joie, ou de la a-conscience, ne peut que vous entraîner dans des scénarios, dans des nouvelles histoires, dans des nouvelles dimensions, ou sur une terre régénérée.

Si vous connaissiez un minimum de choses, au niveau géologique, évolutionniste, comme vous dites sur Terre, vous verriez bien ce qui se déroule, sur les volcans, par le climat. Le commandeur et les anciens ont passé des années, voilà neuf ans, à vous en parler, vous avez tout là-dedans. Tout ce qui se déroule vous a été énoncé clairement, plus que clairement. Et c’est aujourd’hui, pour ceux qui n’étaient pas informés, que vous découvrez que ce qui a été dit, voilà dix ans, est la vérité que vous vivez là, à l’heure d’aujourd’hui.

Ce qui vous semblait même faux, à cette époque-là, est évident. Relisez, quelques passages, au hasard, que ce soit parmi les sœurs étoiles, parmi les anciens, parmi les archanges, et vous verrez que tout cela a été décrit à la perfection.

Il n’y a aucune erreur. Tout est parfait, même dans le chaos. Et ça avait été dit par d’innombrables aussi. Le chaos, et plus le chaos va apparaître, plus vous serez en Joie, ça a été dit avant le début de la résurrection. Vous le vivez. Pas tous. Mais beaucoup. Cela doit vous encourager, au niveau de la compréhension même, toute simple, à accepter d’accueillir cela. Alors que vous repreniez les images du commandeur que j’ai citées hier, la chenille qui devient papillon, ce que la chenille appelle la mort, le papillon l’appelle naissance, c’était imagé, mais c’est la stricte vérité. Celui qui douterait est de mauvaise foi et refuse de voir, est encore dans l’aspect discursif du bien et du mal, du choix, donc du mental.

Dans la Lumière vous n’avez aucun choix, aucun. C’est ce que vous êtes. Et vous croyez que la Lumière se préoccupe de maintenir quelques éphémère que ce soit, se préoccupe de vos lois, de vos billets, de vos possessions, de votre petite vie. Ça c’est vouloir contraindre la Lumière à ses objectifs, ça n’a rien à voir avec la Lumière authentique. C’est prendre des vessies pour des lanternes. C’est croire à quelque chose qui ne peut jamais arriver. Vous le voyez bien chaque mois qui passe, surtout dans les systèmes dits sociétaux de pointe, l’Occident et ses mirages.

Les sociétés traditionnelles auront beaucoup moins de problèmes pour accepter cela. Mais vous, occidentaux, non. Pas parce que vous le voulez, mais par le poids des habitudes, par le poids de la croyance collective en la société, en le consentement que vous avez donné, par votre signature, par votre bulletin de vote, quel qu’il soit d’ailleurs, vous l’avez donné, votre consentement, non ? Que vous le vouliez ou non, c’est la réalité. La Joie ne se pose pas ce genre de questions. C’est pour ça qu’il vous a été dit l’Amour ou la peur, la Joie ou tout le reste. C’est la stricte vérité. Si vous tenez à tout le reste, quel que soit tout ce reste, vous ne pouvez pas être en Joie, c’est pas possible, et ce sera de plus en plus criant de vérité, que vous l’acceptiez ou pas.

Je l’ai dit déjà quand j’étais incarné, de multiples façons. La recherche de la Vérité, mettra fin au monde. L’établissement de la Vérité, le réalise. C’est la Vérité de la Lumière, où il n’y a aucune place pour quelque société que ce soit, pour quelque organisation que ce soit. Sri Aurobindo en avait parlé en 2012. La Liberté n’est pas conditionnée, elle est totale ou elle n’est pas cette Liberté-là. C’est la liberté intérieure, et non pas la pseudo liberté qu’on vous vend, de pouvoir acheter ou vous déplacer. Il est temps d’ouvrir non seulement le cœur, mais les yeux aussi, parce que vous ne pouvez plus vous leurrer vous-mêmes, ni leurrer quiconque.

Mais la chance que vous avez, elle est inouïe, vous vivez la résurrection, même si vous êtes dans le système, et c’est votre résurrection qui met fin au système, par l’action de la Lumière, pas par votre volonté ou votre réaction. Éclairer les choses, les accueillir, les traverser, c’est les voir, afin de les vivre.

De toute façon, chacun votre tour, par groupes, vous allez ressentir, tout en étant en Joie, quelque part, avant même l’événement collectif, autre que la résurrection, vous allez ressentir un sentiment d’urgence, il sera réel. Vous n’avez pas à vous préoccuper de dates, vous avez plutôt à vous préoccuper de la lucidité de vos perceptions. Vous en serez informés intérieurement, sans aucune voix extérieure, sans aucun conseil, quand vous constaterez qu’en étant dans la Paix ou dans la Joie, ou même au sein de la personne, émergera, même sans raison, ce sentiment d’urgence. Il surviendra très peu de temps, mais suffisamment avant, la stase, ou l’événement collectif.

Écoutez, non pas votre tête, mais là, écoutez vos perceptions. Et ce sentiment d’urgence est quelque chose qui est repérable. Si vous le vivez aujourd’hui, alors n’hésitez pas. Si vous sentez pas d’urgence, en votre conscience ou dans les faits, attendez ce sentiment d’urgence. Et débrouillez-vous avec votre vie et essayez de composer en périphérie du système. Mais quand vous sentirez cette urgence, et que vous la constaterez, non plus seulement pour vous peut-être, mais de façon collective, avec les proches, le moment sera venu.

Donc ne vous fiez pas à quelque date supposée, mais uniquement, au sein de la Paix, de ce qui viendra créer et laissera apparaître ce sentiment d’urgence. Elle ne sera pas une peur projetée, puisque paradoxalement, associée à ce sentiment d’urgence, même si vous ne le vivez pas encore aujourd’hui, vous éprouverez une paix incroyable, malgré l’urgence, justement grâce à l’urgence, et ça de manière de plus en plus extensive, si je peux dire.

Poursuivons.

Question : En tant qu’adultes, on comprend, mais les enfants, comment ça va se passer?Il a toujours été dit de ne pas vous préoccuper des enfants. Inquiétez-vous pour vous-mêmes, mais surtout pas pour les enfants. Au sein de l’innocence, tout se passera à merveille.

Et n’oubliez pas que vos enfants ne sont pas vos enfants, pas seulement. Ils ne vous appartiennent pas, pas plus qu’ils n’appartiennent à l’état ou à la société. Et les enfants sont de plus en plus réceptifs à la Vraie Vie. C’est plutôt pour vous que vous avez à vous préoccuper.

Le commandeur en a parlé, d’innombrables fois, je ne peux que vous envoyer à ces écrits, je ne vais pas développer là-dessus, mais simplement te confirmer que vous n’avez à vous inquiéter, en aucune manière, aussi bien pour un nouveau-né, que pour un jeune enfant, et jusqu’à l’adolescence.

Je vous rappelle que sur le plan physiologie subtile, le corps mental est, en règle générale, actif seulement à partir de 14 ans. C’est-à-dire que jusqu’à cet âge, ne vous occupez pas, ne vous préoccupez pas d’eux, tout se passera à la perfection. Ils sont déjà beaucoup plus informés que vous, adultes, sur ce qui s’en vient. Ils en parlent spontanément. Interrogez les enfants autour de vous, renseignez-vous. Ils sont au courant de ce qui est là, ils commencent à en parler entre eux, à leur famille, partout dans le monde.

C’est la stricte vérité, renseignez-vous.

Le meilleur réconfort et la meilleure facilité, c’est bien sûr l’amour parental, qui est encore conditionné, mais surtout la Paix. Si vous êtes en Paix, les enfants seront en Paix, aisément. Vous ne pouvez les aider que par la Paix, que vous manifestez, que vous êtes, tout le reste est voué à l’échec, mais ils sont protégés.

Continuons.

Notre sœur a une question par rapport à la colère.

Question: Je vois clairement depuis très peu de temps, la Lumière a éclairé vraiment toutes mes colères refoulées, j’arrive même à prendre de la distance et à en rire, mais ça n’empêche que quand la colère monte, je ne sais pas quoi en faire.

Laisse-la monter, laisse-la sortir. Il ne faut rien réprimer. C’est aussi cela la liberté, rire de ta colère, mais la laisser s’exprimer, la laisser sortir, afin qu’elle ne se reproduise plus, quelle que soit cette colère. Parce que la colère va vous brûler aussi, et va vous mettre dans le rire et dans la Joie. Surtout pour la colère. Ne réprimez rien. C’est la Lumière, votre propre Lumière qui l’éclaire. Ne retenez rien. Cessez ces enfantillages de croire que le sage ne se met jamais en colère. Est-ce que le Christ lui-même n’a pas chassé les marchands du temple ? Est-ce que moi-même je n’ai pas mis des visiteurs dehors? Vous n’avez pas à culpabiliser de la colère. D’ailleurs je crois que vous dites, en Occident, une saine colère, ou une sainte colère. C’est la vérité.

Et la colère participe, pour beaucoup, de la libération. C’est le moment où on étouffe tellement dans cette surabondance de Lumière, que rien ne peut rester caché à l’intérieur, tout doit sortir. Donc aucune culpabilité, aucune bienséance, et vous devriez même organiser des sessions de colère collective. (Rires)

Et je ne plaisante pas. Videz votre sac. Les yeux dans les yeux. Accouchez de tout ce qui vous encombre, il n’y a pas de meilleure occasion, ici, que dans le processus de la résurrection. Et je dirais que plus vous êtes en colère, plus vous allez être libres. C’est paradoxal, hein. Certains enseignements vous ont dit qu’il fallait voir les colères, les identifier, les réprimer. Non, sortez tout, déballez tout. Et plus vous déballez, plus vous serez en Joie. Je peux pas vous dire mieux.

Question : Est-ce que déballer cette colère, ça fait partie aussi de la transparence?

Oui, assurément. Celui qui cache sa colère n’est pas libre. Celui qui la maintient enfermée, se fait du mal. Il a été dit, la colère lèse le foie, dans les médecines traditionnelles. Mais la colère, aujourd’hui, vous libère, et ne lèse plus le foie, pourquoi? Parce que l’âme est retournée ou en dissolution. Vous ne risquez rien, au contraire, vous verrez que si vous assumez la colère qui s’exprime, vous serez libres. Vous le constaterez tout de suite. Parce que la colère n’est pas le mental, elle est justement la réaction à l’enfermement, quel que soit l’enfermement. C’est aujourd’hui la conséquence logique.

Alors dire que le sage, il est dans la sérénité totale, comme par exemple Mâ Ananda Moyî, mais elle piquait aussi des colères, non ? J’en ai piqué aussi des mémorables. (Rires) Et aujourd’hui plus que jamais, ne refoulez rien. Je parle pas ici de votre mental, je parle de ce qui sort, cet élément qui monte qui est la colère. Parce que la colère est libératrice. Je ne veux pas dire par là que vous avez tous à être en colère, hein. (Rires) Mais ceux qui la ressentent, mais laissez-la, laissez-la s’évacuer, vous serez libres. Vous ne pouvez pas cacher, vous ne pouvez plus étouffer une colère ou un ressentiment. Mais soyez assurés en le vivant, que cela vous libère, vraiment, et l’autre aussi, quoi qu’il en dise.

Ah bon ? (Rires)

En fait, c’est à l’autre qu’on pense, quand on sort pas la colère, c’est pour protéger l’autre.

Mais l’autre n’existe pas plus que toi ! (Rires) Mais, tu veux protéger l’autre de quoi, de ta colère?

Oui.

Mais qui te dit que ta colère ne va pas, justement, lui faire prendre conscience ? Qui te dit que celui qui agresse tout le monde, n’est pas au service de la Lumière, même si tu ne le sais pas, il y est nécessairement. Peut-être bien plus que ceux qui sont en prière toute la journée.

Aujourd’hui, la colère est sainte, et saine. Si vous n’en avez pas, n’allez pas en chercher. (Rires) Mais si vous avez quelque chose qui monte, qui vous met ce goût particulier dans la bouche, ou le cœur qui accélère, laissez-la sortir, il y aura aucune conséquence, si ce n’est des avantages.

Ah bon ? (Rires)

Il y en a quand même qui disent que si on est en colère et qu’on l’exprime, on est en réaction.

Bien sûr. Ben faites l’essai, je peux pas vous dire mieux, surtout aujourd’hui. Vous sentez bien quand une colère est une réaction, face à un événement, ou que vous avez cette émotion colère qui ne correspond pas nécessairement à des événements précis, mais c’est la colère brute, même s’il y a des circonstances. Mais vous n’êtes pas obligés d’être en colère contre une personne, vous pouvez creuser un trou et évacuer votre colère dedans, vous pouvez lancer votre colère aux invisibles. Faites l’essai et vous verrez, je peux pas vous dire mieux, là non plus. N’adhérez à rien sans le vérifier par vous-mêmes. Vous n’êtes plus dans les concepts, vous êtes dans le vécu. Et effectivement dans les systèmes de médecine, on disait que la colère lésait le foie, entre autres.

Et ça combat la tristesse aussi.Tout à fait. La colère entraîne la Joie. Au niveau des mouvements d’énergie et de conscience, la colère est ce qu’il y a de plus puissant. Alors n’allez pas vous mettre en colère tout le temps, hein. Mais si vous sentez spontanément, que ce soit lié au passé ou à l’instant, cette colère qui est là, sortez-la, ne réprimez pas. La colère fait monter le qi, le souffle. Et si vous la bloquez dans sa montée, vous allez avoir des problèmes de gorge, des accidents vasculaires, alors que si vous la sortez, ben l’autre il va peut-être passer un sale quart d’heure, mais ça va lui faire du bien, quoi qu’il dise. Et vous, surtout, ça va vous libérer votre foie. Il n’y aura plus d’émotion après, vous serez tranquilles.

Vous ne pouvez pas négocier avec la colère, en vous disant je suis sage, je suis dans la Joie. Et si vous avez peur de la colère, pour vous ou pour l’autre, si vous avez peur de la colère de l’autre, c’est que vous êtes encore plus coléreux que l’autre, et vous l’acceptez pas, vous réprimez encore plus que l’autre. Et je vous assure qu’aujourd’hui, même en étant dans la Paix et dans la Joie, il y en a beaucoup parmi vous qui ressentent cette colère. C’est pas contradictoire à la Joie. Notre ami, notre frère vient de le dire, c’est la vérité, en médecine, n’est-ce pas ? La colère libère la Joie, et cette colère, elle est explosive, c’est pas du ressentiment ou de la rancune, c’est pas quelque chose qui va tourner en boucle, c’est une évacuation de ce qui n’a plus rien à faire en vous. Et qui doit être vu. Et non pas réprimé. Je vais faire des heureux dans les couples, je crois. (Rires) Et des malheureux aussi, mais ça passe.

Oui, mais quand je voyais la colère monter, je me disais, mais c’est ma personne.

Non, c’est l’éclairage de la personne. C’est la Lumière. Si vous aviez du ressentiment, que vous aviez travaillé, vous pensiez être libérés. Et qu’est-ce que ça vous montre, aujourd’hui, le jeu de la Lumière? Que c’est pas vrai. Vous vous êtes pas accordé l’évacuation. Vous êtes restés dans l’habitude. Et je vous assure que la plupart des colères aujourd’hui, sont libératrices. J’ai pas dit d’être dans un état coléreux permanent, bien sûr, et encore moins dans le ressentiment et la rancune. L’énergie de la colère de la personne, va faire monter la Lumière et va vous libérer. Essayez, tout seuls. (Rires)

C’est moins porteur quand on est tout seul.

Exact. C’est mieux à deux. (Rires)

Est-ce qu’il vaut mieux éviter de taper sur la figure de l’autre ? (Rires)

La colère, j’ai pas parlé de coups. (Rires) J’ai parlé de verbal. Si tu tapes, c’est pas de la colère, c’est de la vengeance. Il y a pas besoin, d’aucun coup. Il y a besoin d’exprimer la colère. Vous n’imaginez pas le nombre de frères et de sœurs qui pour camoufler la colère, vous vous présentez des phrases enrobées. Mais vous n’êtes pas vrais là, à ce moment-là. Vous vous foutez de savoir si c’est la personne ou pas. Il faut être vrais avec vous-mêmes.

Si la colère est là, ne figez rien. Puisque la colère vous entraîne vers la Joie. Elle ne peut pas effondrer votre énergie, bien au contraire, puisque l’énergie de la colère, qui est un mouvement d’énergie, un mouvement de conscience, va aussi entraîner la Lumière et va réaliser l’alchimie au niveau du cœur. Là aussi je ne peux que vous redire de vous faire à vous-même la démonstration. Et vous constatez d’ailleurs, pour ceux qui ont ces colères, que si vous ne la laissez pas s’exprimer, vous allez être fatigués, vous allez être épuisés, vous allez perdre la Joie, ou elle ne va pas rester constante. Et voyez les différences en laissant sortir ce qui veut sortir, ce qui veut être éclairé.

La Joie met fin à la tristesse ou aux variations de l’humeur, la Joie met fin à la peur, mais la colère, c’est autre chose.La tristesse vous emmène dans le passé, la Joie vous met dans l’instant présent, la peur vous attire vers le bas, vous densifie, vous cristallise, la colère vous élève, maintenant. Et ces colères-là, vous le verrez, sont des colères explosives, soudaines, brutales, qui disparaissent aussi vite, elle ne peut pas durer, plus elle est violente et plus elle est brutale, plus elle est vue, et plus elle est transmutée, par son évacuation.

Et d’ailleurs vous devez constater, pour ceux qui vivent la Joie, que ces éléments que vous pensiez avoir transcendés, vous explosent à la figure. (Rires) Si ça vous explose à la figure, c’est que ça faisait encore partie de votre personne, non ? Et donc que vous étiez encore une personne. Donc oui, la colère vient de la personne, mais ses effets se situent au niveau, un, du corps d’êtreté, parce que la colère va activer totalement ce que vous avez nommé, je crois, la merkabah, va relier les trois foyers, et va vous libérer. Et par la même occasion, si vous êtes deux, comme tu disais, l’autre va être ébranlé, il va peut-être se mettre en colère aussi, mais vous n’allez pas vous taper dessus, vous allez en rire. Et vous prendre après dans les bras l’un de l’autre, tandis que si vous étouffez la colère, vous allez souffrir vous-même. Ça concerne aussi bien, je l’ai dit, la zone de la gorge, les vaisseaux de la tête, et le foie, la digestion, si vous préférez, le métabolisme. Il est pas question de taper ni de tuer qui que ce soit, hein. (Rires)

Il faut vous vider, de tout ce qui est de la personne, de tout ce qui est histoire, pour être remplis de Lumière. Alors la Lumière met fin par alchimie à la peur et à la tristesse, oui, mais pas à la colère. Et c’est là que depuis quelques mois, certains ont eu quelques désagréables surprises. Même en vivant la Joie.

Et vous verrez d’ailleurs qu’après une colère saine ou sainte, vous serez capables de dire non sans vous poser de questions, et vous serez beaucoup plus légers, et vous serez beaucoup plus efficaces à travers votre présence, sans rien vouloir.

Silence (oiseaux)

Tant qu’on est sur la colère, y a-t-il d’autres questions par rapport à cela ?

Témoignage: Quand il y a une personne de mon entourage qui ne fait pas ce qu’elle a dit, qui fait tout le contraire, j’ai une colère qui me monte et j’entends une voix qui me dit « elle a le droit ». Et là j’ai ma colère qui tombe et je me dis « je m’en fous ». Et je pars dans la Joie.

Oui, tout à fait. Tu as le droit et le devoir de laisser sortir la colère.

Je l’ai pas laissée sortir, elle est tombée.

Oui, et tout simplement par cette notion d’énergie et de mouvement. La colère élève. (Rires)

Mais je n’ai pas eu de colère. J’ai senti la colère monter, mais elle est tombée tout de suite..

C’est très fugace, très rapide, très explosif, comme j’ai dit. C’est pas une colère qui peut durer, c’est pas les colères habituelles, vous savez, qui tournent, en boucle, et qui deviennent de la rancune, qui deviennent de l’amertume. C’est une colère explosive. Parce que la Lumière est là, justement. Bien sûr que la colère naît dans la personne et dans l’histoire, mais c’est justement ce qui vous limite quand vous ne l’exprimez pas. C’est pas du tout les mêmes circonstances pour les autres émotions. Je vous l’ai dit.

Mais je vous rassure, il y a des êtres qui sont, des frères qui sont dans la Joie et qu réellement et concrètement n’ont aucune colère. Mais si dans le processus que vous vivez actuellement depuis la fin de l’année précédente, la colère est là, laissez-la éclater, elle ne va jamais durer, tu le dis toi-même. Des fois même l’idée de s’autoriser à être en colère, la fait retomber comme un soufflé. Elle est évacuée.Et c’est vrai que l’autre personne, elle a le droit de faire ce qu’elle a envie de faire, même si ça nous met en colère.

Exactement. (Rires)

Question : Qu’en est-il de la colère contre soi-même, c’est la même chose?

Bien sûr ! Le nombre de fois où vous n’avez pas osé, dire, où vous vous êtes réprimés, dans la famille dans la relation de couple. Il vaut mieux la colère que l’amertume ou la rancune. Surtout que vous constaterez, comme l’a dit notre sœur, que si vous accueillez la colère qui monte, elle n’aura pas le temps de s’exprimer qu’elle sera déjà traitée. C’est le refoulement de la colère qui vous rend malade, envers vous-même, ou envers Dieu, envers la Source, envers qui vous voulez, peu importe.

La colère n’est pas une volonté de nuire, la colère est simplement l’affirmation un peu violente, de soi, non pas en tant qu’ego, mais en tant que personne libérée de la personne. Je dirais, je pousse à l’extreme, hein, quand même, que le yoga de la colère est profondément libérateur. Tout autant que le rire.

Vous savez que dans certains systèmes de médecine traditionnelle, chaque émotion correspond à une fonction d’organe, ou se localise en certains endroits du corps. Par exemple, la tristesse lèse les poumons, la peur lèse les reins, et la colère lèse le foie, disait-on, parce qu’elle tournait en boucle. Mais l’âme s’est retournée, l’anomalie primaire a disparu. Vous n’êtes plus assujettis à cette colère, ne la gardez pas.

Et il est pas question de coups ou de violence, ce n’est pas la même chose. Même si l’autre reçoit la colère avec violence, c’est que c’est lui qui a un problème avec la colère, qu’il ne veut pas reconnaître sa propre colère. Donc vous faites d’une pierre deux coups. (Rires) Et c’est la vérité. Mais n’allez pas imaginer que vous avez tous des colères à sortir, hein.

Moi, la colère, plutôt, ça me terrorise, ça me fige et ça me noue la gorge et le ventre.

La tienne ou celle des autres?

La mienne.

Mais parce que tu la laisses pas sortir, tout simplement. Je l’ai dit, les circonstances aujourd’hui ne sont pas les mêmes que les années précédentes. C’est parce que tu la bloques, que tu as peur, comme tu le dis, de ta colère. Et la peur, c’est le mouvement inverse de la colère, ça cristallise. Donc l’association peur de la colère est doublement traumatisante comme tu l’exprimes. Elle crée encore plus de lésions, dans ta conscience, dans ton corps, elle t’empêche d’être libre, tu ne t’autorises pas à être libre. Mais en fait c’est pas la colère qui te gêne, tu l’as dit toi-même, c’est la peur de ta propre colère, que tu bloques, qui génère tous ces symptômes. Et si tu laisses la colère, quels que soient les symptômes, s’exprimer, tu constateras aussi, qu’il n’y a plus de peur. C’est le jeu des deux mouvements inverses, la colère fait monter, la peur cristallise vers le bas. C’est un faux équilibre, tu équilibres la peur-colère, pour trouver un semblant d’équilibre. Et la peur est toujours là, et la colère est toujours là, elle est pas évacuée.

Le problème c’est que si je devais exprimer ma colère, je ressens, entre guillemets, le mal que je fais à l’autre, donc je me fais autant de mal que j’en fais à l’autre.

Mais je viens de dire que ce qui était vrai l’année dernière, n’est plus vrai. Comment peux-tu déterminer à l’avance que l’autre va avoir mal? C’est ce que tu projettes. La colère n’a jamais tué personne, sauf celui qui la réprime. Je ne parle pas de violence ni de coups, je parle uniquement de laisser sortir ce qui doit sortir. Et vous faites comme je l’ai dit, je le répète, d’une pierre trois coups du coup. Vois éliminez la peur de la colère, vous demeurez dans la Joie, la colère n’est plus dans le corps, et l’autre, ça lui fera pas de mal. Parce que s’il n’a aucune colère, il rira de ta colère, et si ça accroche en lui, que ça déclenche du mal, c’est que lui aussi a un problème à la colère, donc tout est parfait. Celui qui est dans la Joie permanente, qui n’a rien gardé en lui, ne peux que dire je t’aime quand tu es en colère contre celui-là.

Maintenant, si l’autre a un problème avec ta colère, c’est que lui aussi a peur de la colère. Rien de plus et rien de moins. Comme je l’ai dit, vous faites d’une pierre trois coups. Maintenant, n’en faites pas une règle de conduite, hein. Il faut vraiment que spontanément, comme l’a dit notre sœur au début, qui a introduit ce problème de colère, que vous sentiez cette colère qui monte. S’il y a rien qui remonte, vous n’êtes pas en colère. Mais si vous bloquez ce qui remonte, c’est vous qui allez le payer, tandis que si vous la laissez sortir, vous allez non seulement vous faire du bien deux fois, et à l’autre aussi. Parce que s’il est dans l’Amour total et dans cette Joie nue, il va être traversé par votre colère, sans aucun ressentiment et sans aucun trouble. Le mal que vous imaginez, d’ailleurs, faire du mal à l’autre, n’est que dans votre tête. Et si c’est quelqu’un qui réagit, eh ben ça le mettra face à ses colères qu’il a lui-même refoulées.

Vous savez très bien que la colère est une émotion qui ne peut pas durer. Vous pouvez pas être en colère 24 heures sur 24, sans ça, ça s’appelle plus de la colère. Vous avez aussi, alors, on peut différencier ce qu’on appelle les colères chaudes, les colères froides. La colère froide et mauvaise, parce qu’elle lèse les reins. La colère chaude, c’est l’explosion, si vous la bloquez, problèmes de gorge, problèmes vasculaires, mais si vous la laissez sortir, vous êtes libres.

Je vous aurais pas dit ça, quoique je l’aie déjà dit même incarné, dans certaines circonstances, mais aujourd’hui il est capital de ne rien réfréner, afin de voir clairement qui vous êtes, même dans les travers de la personne. C’est ça l’honnêteté, ce n’est pas cacher ou mettre sous le tapis ce que vous voulez pas voir, ou montrer à l’autre, sans ça vous n’êtes pas francs, vous n’êtes pas vrais.

Il nous reste une dizaine de minutes.

Déjà?

Avant la pause.

D’accord. Autre question?

On en termine avec la colère, peut-être ? Pas d’autres questions sur la colère ?

Si. Il y a deux questions.

Souvent, il y a une colère contre moi-même, quand je fais une bêtise, comme renverser quelque chose, et là je me traite de tous les noms d’oiseaux. (Rires) Je trouve que c’est libérateur, par contre, après, j’ai quand même mauvaise conscience, puisque c’est quand même le temple, le corps.La mauvaise conscience vient de la personne, par rapport aux conventions morales, ou à des conventions spirituelles, où il faut être comme ceci, comme cela. La conscience n’a que faire de cela. Les circonstances que vous vivez, déjà depuis 30 ans, mais surtout cette année, sont profondément différentes. Comment croyez-vous… alors, il vous a souvent été dit, par exemple, que dans les manipulations de tous ordres, au niveau collectif, on essayait de faire réagir les gens. Jusqu’à l’année dernière, c’était vrai. Mais vous allez avoir l’occasion de constater très rapidement, où que vous soyez à la surface de cette planète, que la colère sociétale, elle est libératrice, elle consume la société elle-même.

Elle peut être violente aussi.

Oui, et ça sera très violent au niveau collectif. Mais la même libération est au bout. C’est tout ce qui a été accumulé, tout ce qui a été toléré, tout ce qui a été encaissé, dans votre vie ou collectivement, pour vous conformer à une société, à une famille, à un être. Mais constatez par vous-même, je peux pas dire mieux. Et je terminerai par ces mots, là colère ne lèse plus, même si vous avez le sentiment d’avoir mauvaise conscience, puisque tu l’as dit toi-même, elle te libère.

Oui.

Mais encore une fois, n’allez pas les chercher, ses colères. Vous le voyez bien, par exemple, pour quelqu’un qui vit même la Paix par moments, qu’il y a une colère qui est là. Vous pouvez décider d’appliquer la Joie, l’Amour, dessus, et vous constatez quoi, qu’elle revient encore plus fort après. C’est pas vrai ? Laissez-la sortir. Il est logique, aujourd’hui, avec l’éclairage de la Lumière, de votre personnage, de vos relations, de la société et du monde entier, que la colère soit manifeste. Mais la colère, elle est doublée elle aussi, dans l’énergie, par les particules adamantines. Faites-en l’expérience, avant que ça prenne le collectif. (Rires) Et vous verrez. La mauvaise conscience, elle vient de la personne. Mais le sentiment d’être libéré, c’est être libéré de la personne. Et bien sûr la personne, l’ego, le mental, va essayer de vous dire « C’est pas bien, tu n’es pas dans la Lumière, regarde, t’as eu une colère. » (Rires) Soyez libres. Et puis après, si l’autre est blessé, prenez-le dans les bras, consolez-le. Il va rien comprendre, mais il va être libéré lui aussi. (Rires)

Alors, si vous restez sur le ressentiment, c’est vous qui vous rongez les foies et la rate, comme on dit en Occident, vous vous faites du mal à vous-mêmes et vous n’aidez ni vous ni l’autre. Vous abaissez le niveau vibratoire des deux dans la relation. Et vous constaterez de manière infaillible que dès que vous acquiescez à cette colère, qu’elle ait le temps de monter complètement ou pas, qu’après il y a la liberté, une légèreté qui est là. C’est réel. Alors n’attachez aucun crédit aux préceptes religieux, moraux ou spirituels qui vous font dire « non, ça fait du mal à l’autre ».

Parce que si l’autre est lésé par votre colère, même s’il dit qu’il supporte pas la colère, c’est qu’il y a en lui encore plus de colère qu’il a enfermée à double tour, dans son ventre, dans sa gorge.

(Âne)

Dans la mythologie, vous avez Zeus, l’éclair, vous avez le dieu de la foudre, c’est les Mayas, le tonnerre, le marteau de Thor, ce sont des archétypes, ils n’étaient pas là par hasard, malgré tout. Tonnerre de Zeus, tonnerre de Thor ou de Tlaloc, c’est la même chose.Aujourd’hui, je le répète, et ça sera mes derniers mots avant la pause, la colère ne détruit rien si ce n’est l’illusion, la colère libère. Mais si vous n’en avez pas, n’allez pas en chercher. Mais si elle est là, ne la niez pas. Ne cherchez pas à l’aimer, pour qu’elle disparaisse. C’est pas son but. Autrement dit, la colère, acceptée, manifestée ou pas jusqu’au bout, vous met en Joie, quelle que soit la conscience morale que vous en avez. Et c’est ça qui est le plus important. La bien-pensance et la bienséance du milieu spirituel vous dit que quand vous êtes en Joie, vous êtes paisibles, que vous êtes joyeux, qu’il y a jamais de colère, qu’il y a jamais de tristesse, mais c’est faux. La Joie ne peut être totale que quand il y a rien d’autre, à l’intérieur, qui est resté.

Alors, c’est mes derniers mots, et nous continuerons après votre pause, sur la colère ou sur autre chose. Bidi vous salue et vous dit à tout à l’heure.

Merci. À tout à l’heure. Merci.
Merci à vous.

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