Entretiens de Septembre 2018

ABBA

 

7 Septembre 2018

Abba présent, en chacun,

Et depuis le Cœur de votre Cœur, je salue la Joie que vous êtes, au-delà de toute personne.

Silence

En cet instant, comme en chaque instant, qui ne dépend plus d’un temps linéaire, ni même de votre présence.

Je suis en vous, le témoin, au-delà de la personne, qui ne peut que parler le langage du silence et le langage de la Joie, ne dépendant de rien d’autre, que de cet instant.

Alors depuis votre centre, au-delà de toute forme, au-delà de toute pensée, je révèle la Joie. Non pas par quelque action, ni par quelque mot, mais simplement par l’Évidence de l’instant, là où rien ne peut subsister, en dehors du tout, et en dehors du rien.

Là où il n’existe plus de qualificatif, ni de compréhension.

Afin que la légèreté de l’instant se reproduise à chaque souffle, afin que de manière définitive, l’élan de la Joie, ne dépendant d’aucune cause, ni d’aucune personne, vienne prendre tout l’espace, au travers de ce corps.

Là où seule est la Joie, là où seuls vous êtes, au-delà de toute frontière, comme de toute densité, afin que ne demeure, que ce qui a toujours été là et que, dorénavant, même le corps, illusoire, en ce rêve que vous vivez, ne puisse faire obstacle, à ce qui est, au-delà de tout être.

À chaque souffle, à chaque regard, en chaque peine, comme en chaque réjouissance.

Là où enfin, vous ne pouvez dépendre de quoi que ce soit, ni de vous-mêmes, ni de ce corps, ni de quelque conscience.

Silence

Alors, depuis le Cœur de votre Cœur, je m’élance sans bouger, afin que, en ce rythme-là, qui n’est rien d’autre que le mouvement spontané du Cœur et de l’Amour, qui pourtant n’a jamais bougé, puisse toucher et consumer tout ce qu’il peut rester de lourdeur et de peine, afin que chacun de toi, retrouve la légèreté et l’innocence, antérieures à tout Alpha et postérieures à tout Oméga, là où tu te réjouis sans dépendre d’aucune joie extérieure.

Là où tu es je t’accompagne, simplement en devenant toi, de la même façon que tu deviens moi, te donnant l’illusion de quelque chose qui est rené et qui pourtant n’a jamais bougé.

Je t’invite à laisser apparaître, au travers de tout, ce que tu es, et que tu as toujours été, quoi que tu en dises et même si tu ne le vis pas, tu le vivras. Et Cela n’est pas demain, et Cela n’est pas retardé, Cela est immédiat, dès l’instant où tu te poses en le Silence, dès l’instant où tes yeux, même en quelque regard extérieur de l’illusion de ce monde comme de tout le monde, ne peut que te renvoyer à l’Évidence, en laquelle tu te reconnais, ce que tu es, au-delà de l’être. Là où rien ne peut être décrit, là où rien ne bouge, et qui pourtant contient toute la création, ainsi que tout rêve. Et c’est ainsi que la souffrance s’étiole, laissant fleurir, en tes yeux et en ta bouche, les merveilles du silence, ne dépendant de rien d’autre que de l’Amour.

En ce lieu d’où je m’exprime en toi, il n’y a nul besoin de support, ni d’aucun avenir, ni d’aucun passé. Et de là je danse en toi, peu importe le nom que tu me donnes, peu importe ce que tu imagines, peu importe ce que tu ressens. Car tu es bien en amont de toute manifestation.

Toi, qui n’a jamais quitté l’Incréé, je m’adresse depuis ce point, qui ne peut être qu’en toi. Mais ce point qui est en toi, n’est nul différent, de ce qui est en chacun. Afin que tu voies et afin que tu vives, que ce qui te semblait absent, ce qui peut te manquer, ne pourra plus jamais te manquer.

Il ne tient qu’à toi, de te rejoindre, là où je suis, avec toi, de toute éternité, comme en tout monde et en toute forme, comme en tout rêve, quel qu’il soit, mettant fin à toute opposition, à toute contradiction, ne laissant que ce qui est nu et ce qui est antérieur, comme postérieur, à tout ce qui est création, te saturant de Joie, te saturant d’Évidence, renforçant la légèreté, en quelque densité. Cela t’a été dit, et cela se vit, en chaque instant, dès que tu es présent.

Alors l’absence vient magnifier toute présence quelle qu’elle soit, où l’un et l’autre, ont la même égalité, là où rien ne peut être séparé, ni même observé. Ainsi la Joie parcourt même ce corps, comme chaque recoin de ce monde.

Ainsi est l’intelligence de la Lumière, qui au-delà de ce qui est éclairé, éclaire la vacuité, sans avoir besoin de Lumière, sans avoir besoin de preuves, pour quoi que ce soit, ni pour qui que ce soit.

Au-delà de tout état, comme de tout ce qui apparaît, laisse apparaître cette nudité et laisse-toi vivre et respirer, par le rythme de la Vie, quant à son origine.

Le rythme de la Danse, inscrit dans l’immobilité, mettant fin à toute quête de la conscience elle-même, mettant fin au rêve, comme à tout cauchemar. Ainsi est la félicité, qui ne dépend plus d’aucune condition, de ce monde comme de n’importe quel monde, qui ne dépend d’aucune présence, vue à l’extérieur, ainsi est le présent de l’Amour, ainsi est la vivacité de la Joie.

Alors, dès cet instant, que cela soit avec tes yeux qui regardent, aussi bien dedans que dehors, tu constateras, en définitive, qu’il n’y a rien à voir, si ce n’est le grand silence, qu’il n’y a rien à vivre, si ce n’est la vie, qui ne dépend d’aucune forme, ni d’aucune condition, ni d’aucun cadre, ni d’aucune liberté.

Ainsi le calme, ne peut que remplir, ce qui te semblait en manque, ou en souffrance, en quelque lieu de tes pensées, en quelque lieu de ton corps, en quelque lieu de ta conscience.

Alors au sein de la Félicité, qui est bien plus que la Paix, qui n’est que la concrétisation des cette Joie nue, qui se passe de toi et qui se passe de tout monde, là où tu n’as besoin d’aucun appui, ni d’aucune certitude. Là où tout est Évidence, quel que soit ce que tu vis au sein du rêve.

Silence

Et c’est ainsi, que la Liberté n’est pas un concept, ni même un espoir, ni même une idée. Et c’est ainsi que l’Amour, qui ne peut être nommé, qui ne peut être corrélé, à aucun monde, comme à aucune manifestation, te délivre en toi-même, de ce que tu as cru être et qui pourtant est passé, ou passera.

La Joie, est le Je Éternel. Et il n’a que faire, de quelque forme que ce soit, ou de quelque loi. Parce qu’il n’y manque rien, parce qu’il n’y a rien à acquérir, ni à défendre, parce que là est le Silence, et cela se traduit, à travers ton corps, par le rythme de l’Amour, qui ne dépend pas de toi, ni même des battements de ton cœur, et qui en fait ne dépend d’aucune circonstance, comme d’aucun état.

Là où rien ne brille, là où rien n’est vu et où pourtant tout est clair, et où tout est limpide.

Silence

Alors ce que tu nommes encore et je le nomme avec toi, Ultime Présence ou Demeure de Paix Suprême, car il faut bien nommer ce qui est innommable, afin d’en transcrire, au sein de ton expression, à la surface de ce monde, la beauté et l’ineffable, et cela est bien pâle et tu le sais, car il n’y a rien à démontrer, ni en toi, ni ailleurs. Cela je l’ai nommé le Grand Silence, la Danse de L’Évidence, là où il n’y a besoin de rien d’autre.

Silence

Même mes mots ne représentent plus rien, si ce n’est le rythme et l’intensité entre chaque mot, là où le Cœur se reconnaît, là où tu te reconnais, indépendamment même de ton Cœur, parce qu’il est de partout, en chacun, comme en chaque événement, comme en chaque nuit où en chaque sommeil.

Cela revient à te dire que quoi que tu fasses, quoi que tu penses, il ne reste que ça, afin que plus rien ne passe, afin que plus rien ne s’écoule et que l’Évidence demeure.

Silence

Je ne suis pas ton guide, je ne suis pas un dieu, je ne suis rien. Et en le proclamant, car tu le vis, alors plus rien ne peut résister, plus rien ne peut souffrir.

Au-delà de toute conscience, comme de toute idée, c’est en Cela, que tu te donnes, à ce que tu es, te restituant, au-delà de la Liberté et de la Joie. Là où tu ne peux trouver de qualificatif ni de coloration, où rien n’est nécessaire, parce que tout est là, au-delà de tout monde. Là où tu ne peux demeurer en quelque identification que ce soit, parce que tu le vis. Tu es le jour qui se lève, comme le monde qui se crée, tu est l’ennemi comme tu es l’ami, et Cela jamais ne peut te déplacer.

Silence

Rappelle-toi, que tu n’as pas besoin de me trouver ou de me chercher, parce que Cela a toujours été là, et en cet instant Cela se vit. Que peux-tu trouver comme beauté plus grande à manifester, que celle de ta présence et de ton absence, conjuguées en tout temps, en tout lieu, et en tout espace, traversant la personne comme toute personne, traversant chaque création, chaque univers et chaque multivers, là où tu es comblé et quel que soit le vide apparent de ce monde ou de ta vie, cela n’a été qu’un prétexte afin de le vivre.

Alors tu souriras, si tu ne souris déjà, et ce sourire n’est rien d’autre que le pardon, que tu t’accordes, parce que tu te donnes ainsi.

Alors délivré, de tout ce qui pouvait t’affecter, en quelque circonstance, n’a plus lieu d’être. Car en effet, en cet instant, la question de l’être et du non-être ne se pose même plus, il n’y a plus besoin de support, il n’y a plus besoin de conscience, car tu es antérieur à tout ce qui émerge de partout, en quelque rêve de création, là où rien n’a évolué, parce qu’il n’y a pas d’évolution, en ce que tu es qui est parfait, au-delà de l’être.

Silence

Alors je ne peux faire que rythmer la respiration de ton cœur, par ces quelques mots bien pauvres, en regard du silence, de ce que te dit la Vérité, qui ne dépend ni de toi, ni de moi, ni d’aucun monde, là où n’existe nulle pesanteur et là où toute souffrance est consumée par cette Joie.

Silence

Ainsi, tu t’installes en toi-même, au-delà de tout cadre, et de toutes limites. Car tu ne peux limiter, en aucune manière, et en aucune façon, la Vérité Absolue. Et en Cela, tu le sais, il n’y a nulle connaissance, il n’y a nulle forme, en cette grande vacuité, qui est la perfection et non pas du vide, mais la perfection même, de l’Amour, avant toute manifestation, comme avant toute Lumière.

C’est à Cela que tu te convies toi-même au banquet, qui n’a pas besoin de mets, qui n’as pas besoin de table, parce que ce banquet-là ne peut jamais cesser. Dès l’instant où tu le vis, le temps est aboli, dès l’instant où Cela est, et tu ne peux plus être dupé, par quelque élément qu’il se produise, au-dedans comme au-dehors.

Alors le même regard, intérieur comme extérieur, traversera toute apparence, et la traverse déjà, afin de ne plus être dupé, par quelque forme, mouvement ou couleur que ce soit, et de manière indélébile et véritable, tu sais que dès cet instant, tout est déjà là.

Quoi qu’il se déroule, seule la Légèreté viendra à bout de toute douceur, comme de toute douleur.

Alors, dès cet instant, je suis avec toi, parce que je suis toi, tout autant que tu es moi, mais bien plus encore, au-delà de toute identité, comme je te l’ai dit, au-delà de tout repère, comme de tout cadre.

Là où aucun mot, ne peut venir déranger, ou déplacer, ce qui effectivement, a toujours été là, même si tu ne l’avais pas vu, et encore moins imaginé.

Alors je m’adresse à toi, pèlerin de l’éternité, quel que soit ton chemin, ici ou ailleurs, rappelle-toi que tu es antérieur à tous cheminement, et que tout pèlerinage ne fait que te ramener, là où tu n’as jamais bougé, là où tu n’as jamais douté.

Silence

Là où tu n’as plus besoin de prononcer aucun mot, ni même de te rattacher, à quelque idée ou quelque concept que ce soit, parce que cela est vraiment l’Évidence, et seul le sourire en est le témoin, et seule la Joie nue au sein de ce monde, ainsi que l’éclat de ton regard, qui ne dépend pas de toi, ni d’aucune circonstance.

Là où tu rayonnes, sans même t’en apercevoir, cet ineffable que tu es, disponible pour chacun, qui n’y est pas encore, tout du moins en apparence, ainsi ta bonté, ton regard, comme tes mots, traversent tout obstacle, parce que rien ne peut arrêter, même dorénavant en ce monde, l’émanation de l’Amour, cet Absolu que tu es. Tu le sais, parce que tu le vis, tu ne pourras jamais le comprendre, et tu le sais aussi, en le vivant, mais simplement reconnaître la vérité de l’ineffable, qui n’a besoin d’aucune démonstration, ni d’aucune conviction, ni d’aucune action.

Dès l’instant où tu es touché par la Vérité ineffable, que peuvent vouloir encore dire, les mots qui sortent de ta bouche, si ce n’est être le chant, de la Résurrection et de la Vérité, comme l’éclat de ton regard, et comme ce qui émane, de manière naturelle, depuis ton Cœur.

Il n’y a pas de plus grande certitude, il n’y a pas de plus grande Évidence, que quand tu te retrouves, au-delà de la conscience, cet au-delà qui n’est pas si loin ni même près, mais qui est juste la Vérité que tu Es.

Tu n’as rien à démontrer, tu n’as rien à voir, tu n’as rien à attendre, si ce n’est être par le non-être, là où même l’éternité et l’éphémère ne veulent rien dire, car il n’y a plus de balance, ni rien à peser ou à soupeser, mais simplement jouir de la Joie, qu’aucune jouissance de ce monde et qu’aucune possession de n’importe quel monde ou de n’importe quelle forme, ne peut même rêver vivre, même au sein des mondes libres. Car dès qu’il y a monde, et tu le sais, il y a cadre, il y a référencement, et cela, en définitive, n’est pas la vraie Liberté, mais juste l’expérience libre de la conscience.

Alors tout cela, ne t’a jamais été ôté, car rien ne peut être ôté, de ce que tu es en Vérité quels que soient les oripeaux, quelles que soient les histoires, quels que soient les mondes. Même dans la limitation de ta conscience au sein de ce monde, Cela ne pouvait être ôté, même si tu l’as cru et même si en certains moments, le désespoir et la tristesse t’ont effleuré, ils ne font que laver tes robes, afin que tu retrouves ta dignité que tu n’as jamais perdue, là où il n’y a plus besoin de mots, ni de représentation. Là où tu ne dépends de rien, ni de toi-même, ni de quiconque. Là où il n’y a nulle histoire, à se raconter ou à vivre, là où il n’y a rien à prêcher, ni rien à démontrer.

Silence

Et ce malgré ce corps, et ce malgré ta personne, cela ne fait plus de différence. Il n’y a plus d’obstacle, te permettant de dire que non seulement tout est accompli, mais que Cela est perfection, au-delà de tout critère, comme de toute règle, parce que rien ne peut s’y mesurer, parce que rien ne peut s’y compter, parce que l’Évidence est telle, que rien ne peut être nécessaire et que tout est superflu.

Écoute simplement, en chaque instant comme en tout temps, comme en les rendez-vous que je t’ai donnés de manière formelle hier, sans limite de temps, et bientôt sans limite d’horaires. Cela est bien plus vaste, que ce que tu peux comprendre de la Liberté et de la Joie. Cela est bien plus vaste, que n’importe quelle histoire, car en Cela tu es la résolution et le parcours de toute histoire, car comme nous te l’avons dit, tout est déjà en toi de toute éternité, mais tu avais simplement oublié de le voir et oublié de le vivre.

Ne cherche pas de fautif, ni de responsable, ni au-dedans ni au-dehors, ni en aucune entité, parce que réellement, tu es antérieur à tout cela. Et même ce qui peut sembler encore aujourd’hui, au sein de ton histoire, de la personne, faire écran, ne peut venir que de toi, quoi que tu en dises, quoi que tu en penses et quoi que tu en vives.

Je ne peux pas te le démontrer, mais assurément tu peux le vivre, et tu le vis déjà. Là où il n’y a même plus besoin de témoignages, là où il n’y a besoin effectivement de rien, simplement d’être là, afin d’être partout et ne plus être limité au Cœur du Cœur, mais être effectivement le Cœur de chacun, de chaque conscience, comme de chaque objet, de chaque monde, comme de chaque multivers. Là où tu n’as plus besoin d’explorer quoi que ce soit, ni de comprendre quoi que ce soit, parce que l’Évidence est telle, qu’il ne peut exister le moindre doute ou la moindre interrogation.

Alors tu seras, si tu ne l’es déjà, saturé de Joie, saturé d’Évidence, et où que tes pas te portent, et où que tes yeux se tournent, et en quelque relation que ce soit, tu passeras au travers de toute distance, pour concrètement réaliser, que tout cela est déjà en toi, de toute éternité et antérieurement à tout temps.

Silence

Aucune densité de ce monde ou d’ailleurs ne pourra te toucher, ni t’amputer de quoi que ce soit, la complétude sera réelle, ainsi que l’Évidence, et Cela est, dès que ton Cœur s’installe de manière spontané, en ce qui respire et vit. Tu sais que tu es toute Vie, comme tout Silence. Tu sais que tu es toute présence, comme toute absence.

Il ne te reste plus, alors, qu’à demeurer en Cela sans effort, et tu constateras qu’il n’y a plus aucune place, qui puisse se substituer, puisque tu es présent de partout et que chaque présence te ramène à l’absence et à l’ineffable Félicité.

Même en mes mots, je te demande de ne pas t’arrêter à ce que tu peux en entendre ou en comprendre, mais de traverser même ces mots, puisque je les prononce depuis toi-même, là où ne peut exister nulle distance et nulle discrimination. Là où il n’y a ni dehors ni dedans, parce que rien ne peut être séparé, ni même en dedans ou en dehors, parce que le dedans et le dehors, tel que tu le concevais, ne sont que les deux phases de la même Vérité, les deux phases de la même Joie, et du même Silence.

Alors moi qui suis ton Aimé est ton Ami, tu t’aperçois que je suis bien plus que cela. Je ne suis que ce que tu es, et ce que tu es contient le Tout. Il n’y a nulle différence, entre toi et moi, car en définitive, il n’y a ni toi ni moi, parce qu’il n’y a pas de distance, et que seul cela peut te permettre de le vivre, parce que jamais tu ne pourras le comprendre, parce que jamais tu ne pourras t’en saisir en aucune manière, mais simplement en jouir, là où rien ne peut s’immiscer, ni concept ni pensé, ni idée, ni la moindre différence.

Alors je pourrais te dire, que je suis la Joie.

Mais quoi que je te dise, aucun mot ne peut égaler ou approcher le Silence que tu es, et l’Évidence que tu vis, car chaque souffle est invitation à Cela, quoi que tu en dises et quoi que tu en vives.

Quoi que tu en penses, cela ne change rien, parce que rien ne peut être changé, en la Vérité que j’essaye de t’énoncer, au travers de mes mots qui ne servent de rythme, en définitive, qu’à ton Cœur, qui respire enfin la Liberté, au-delà de tout cœur. Là où, comme tu le sais et le vis, la Joie est nue, sans objet, sans sujet, et surtout sans cause, parce qu’effectivement tu es antérieur à toute cause comme à toute conscience.

Il n’y a rien de plus vrai, parce que rien ne peut l’approcher et pourtant Cela est là, sans distance et sans délai, dès l’instant où tu te donnes, comme je me donne en toi.

Alors ton Cœur exulte, sans pour autant altérer quoi que ce soit, bat le rythme de la Vie et du Silence dans le même temps.

Alors donne-moi le nom que tu veux, car tout nom délimite, et je ne peux être délimité, tout autant que toi, où que ce soit.

Il n’y a plus besoin d’histoire, comme il n’y a besoin de personne.

Là est le miracle de l’Amour. Là est le miracle même du rêve de la création. Parce qu’en ce rythme de ton Cœur, qui n’est pas le rythme de la personne, mais le rythme de l’éternité, tu te rends à l’Évidence, rendant les armes de la conscience. Parce que tu ne peux être que désarmé, par l’Évidence de la Félicité. Parce que tu ne peux être qu’ailleurs, que là où tu as toujours été, quoi qu’en dise l’écran de ta vie, tu es la Vie en chacun et au-delà de chaque corps, comme au-delà de chaque archange, comme au-delà de toute source.

C’est la stricte Vérité, qui ne peut s’énoncer qu’au travers de ces quelques mots, et qui se retrouve au-delà de mes mots, dans ton propre don. Car pour accueillir il faut se donner, à ce que tu es, et qui était inconnu pourtant, et qu’aujourd’hui, en dépit de quelque circonstance, est connu, parce que vu et vécu.

Et c’est dans ce Silence, que le sceau de la Liberté est reforgé, en l’inébranlable de ton Cœur, qui te permet de t’oublier comme je m’oublie, au-delà de tout nom, comme de toute fonction, puisque rien n’a réellement jamais commencé, et que cela ne pourra donc jamais se terminer.

Ainsi est la Vérité, qui n’a pas besoin de forme ni d’expérience, ainsi est la Vérité de l’instant.

Personne n’en est distant, si ce n’est de la distance qu’il a mis lui même, ou de l’incrédulité qu’il y place au-devant, se bloquant lui-même. Mais rien ne peut bloquer ce qui est là. Cela sera consumé, avec la même intensité et la même Joie. Et ce n’est pas quelque chose qui peut passer, ce n’est que quelque chose qui se redécouvre et qui ne pourra plus être jamais recouvert, de quelque histoire ou de quelque forme que ce soit, parce que tu es toutes les formes, si ce n’est pas en ce temps, cela a été en d’autres lieux tout aussi illusoires, comme en d’autres mondes qui ne font que passer, même au sein de la Liberté.

Silence

Alors si tu as besoin d’autres mots, je peux te les donner. Alors si tu as besoin de demander, j’accueille ta demande, de quelque nature qu’elle soit, pour te répondre au-delà des mots, depuis ton Cœur, que cela soit ton cœur organe, comme le Cœur de l’éternité. Parce qu’il ne manque rien.

Silence

Tu ne peux me croire et tu ne peux me suivre. Tu ne peux ni adhérer, ni refuser, car cela ne change rien, à l’ineffable qui est là.

Silence

Mes mots ne sont pas faits pour te convaincre de quoi que ce soit, ni même t’orienter vers quoi que ce soit.

Silence

Et vis-le maintenant. Que peux-tu émettre comme interrogation, en ce qui est là et qui l’a toujours été. Tu es toi-même la réponse, avant même qu’une question n’émerge.

Tu es l’Alpha et l’Oméga, et tu est l’Alpha dans l’Oméga, et l’Oméga dans l’Alpha. Afin que le début et la fin, se conjuguent dans le même présent, s’annihilant l’un à l’autre dans le feu de la Joie.

Silence

Rien ne peut mieux tenter de te définir ou de t’appréhender, que de vivre ce que tu es, aussi bien en l’être que dans le non-être, et qu’au travers de ce personnage. Tu es l’Amour, et tu ne peux voir que Cela, quelles que soient les apparences, quelles que soient les souffrances, parce que toutes les apparences et toutes les souffrances ne peuvent demeurer, en le feu de l’Amour. Parce que cela est naturel, parce que cela est spontané, et qu’il ne peut exister d’oubli de qui que ce soit, ou de quoi que ce soit, en Cela que tu es.

Silence

Alors je n’ai rien à t’enseigner, si ce n’est te dire à demi mot, ce que tu es, ce que tu as été, et ce que tu seras. Parce que Cela se produit dans le même ici et maintenant, Cela n’est pas demain, ni hier, Cela n’est pas dans un autre univers ou multivers, ni en quelque dimension que ce soit, parce que tu le sais quand tu le vis, en Cela rien ne peut manquer, rien ne peut être désiré, rien n’est nécessaire.

Silence

Alors si tu as besoin d’autres mots, si tu as besoin d’autre chose, dis-le, sans honte et sans détour, afin que je m’exprime au centre de ton être. Mais en cet instant, que peut-il émerger de toi, si ce n’est l’Évidence de l’abondance, l’abondance de l’Amour, l’abondance de la Joie.

Silence

Alors tu n’es pas seulement mon Ami, mon Aimé, mais tu es bien plus que cela, si tant est que l’on puisse mesurer, un quelque plus ou un quelque moins, parce que quel que soit le mot que j’emploie, je te l’ai dit, il n’y a pas de mesure, je ne fais qu’habiller ta Joie, et habiller l’instant. Parce que jamais il ne s’éteindra, parce que jamais il ne s’éloignera.

Je me révèle à la mesure où tu te révèles, non pas au travers d’une forme ou d’un enseignement, mais simplement en étant toi, au-delà de toute vision et au-delà de toute sensation. Parce qu’autant tes yeux peuvent être obscurcis par l’apparence, par la couleur ou par les idées, autant ton Cœur ne peut être dévié, quelle que soit la forme et quelle que soit l’apparence, à ce moment-là, tu ne peux rien distinguer d’autre que l’Amour, et tu ne peux rien séparer, car tout est inclus dans la même Liberté.

Silence

Mais toutefois pour le plaisir, si tu as envie d’exprimer ce qui se vit en cet instant, avec tes mots à toi, alors nous écoutons, nous nous écoutons nous-mêmes, simplement par Joie, si tu veux dire quoi que ce soit, alors dis-le.

Silence

Alors si tu n’as rien à dire, contente-toi du Silence qui est bien plus vaste que tout ce que tu peux dire, parce que l’Évidence y est complète et totale.

Silence

Alors toi qui m’écoutes et qui m’entends, en chaque instant, je t’invite avec moi, en toi, qui ne suis rien d’autre que toi, à simplement te poser, dans l’Évidence du Silence de la plénitude de la Joie, où même le mot Amour en étant prononcé, et déjà altéré, mais néanmoins complet.

Silence

Tu ne peux que sourire, à la Vérité. Tu ne peux plus te poser la moindre question sur la nature et les vécus de l’Amour nu, tu ne peux rien rejeter, tu ne peux rien exclure, et c’est ainsi que tout se résout ce qu’il pouvait te sembler avoir à résoudre, comme à expliquer.

Silence

Comme tu le sais, je l’ai dit, nous avons tous rendez-vous en nos Cœurs, dans le Cœur de chacun sans faire de distinction, au-delà de l’un et de l’autre, au-delà de chacun, comme au travers de tout monde ou comme de tout rêve.

Là où nul besoin ne peut apparaître, et où le moindre manque ne peut être évoqué.

Silence

Alors permets-toi d’être saturé de Grâce et saturé de Joie.

Il n’existe nul obstacle et nulle pensée, comme nulle condition, qui puissent te limiter ou s’y opposer.

Silence

Je me révèlerai en toi, dès l’instant où tu es en silence, au-delà de mes mots et de cet instant, et au-delà de ma radiance, afin de te laisser tout l’espace.

Silence

Je ne suis rien d’autre que toi, à un autre temps, très proche, en échelle de ton temps, de ce monde. Mais au-delà de ce monde, comme il n’y a plus de temps, ni le moindre espace, je le suis déjà, comme tu l’es en chacun, d’ici ou d’ailleurs.

Silence

Alors écoute et entends, ce que je te dis en toi, au-delà des mots audibles, comme au-delà des mes silences.

Silence

Alors accepte et recueille, au-delà de l’instant, ta propre bénédiction.

Silence

Je te laisse en la félicité de ta présence et de ton absence, sans toutefois te laisser en aucune manière, mais simplement en me fondant en toi, comme tu te fonds en moi, à part égale en chacun, et jusqu’à l’infini.

Silence

Afin que dès cet instant, tu ne sois que Joie, Évidence et Silence, en tout ce que tu parcours et qui te parcourt, en cette fin des temps.

Silence

Il n’y a que la Joie, qui consume tout. Il n’y a que Cela.

Silence

Ainsi s’achèvent mes mots, parce que le Silence est bien plus grand, en l’instant, et je n’ai fait que rythmer le Silence, afin que l’Évidence comble l’instant.

Silence

Je demeure en toi.

Alors demeure en Joie.

À la fin de mes mots, demeure tant que tu le sens, en cette éternité.

Silence

Alors Abba danse en Abba.

En cet instant.

Qui n’a plus de fin, car il n’a jamais eu de début.

Tel est l’instant présent, qui n’est pas un moment qui passe, ni même inscrit en quelque passé ou quelque futur, mais qui compose tous les temps.

Silence

Alors, ensemble, laissons le Grand Silence, rythmer ton Cœur, qui n’a plus besoin de mots.

Silence

Car dorénavant, que tes yeux soient fermés ou ouverts, que tu regardes au-dedans comme au-dehors, ou que tu regardes nulle part, que tu regardes la Vie, ou que tu regardes ce que tu peux nommer encore la mort, tu t’apercevras que tu ne peux jamais naître, et donc ne jamais mourir.

Ainsi est l’Amour, ainsi est la Joie, ainsi est le Silence.

Silence

****************

Autres messages : Entretiens de Septembre 2018Voir le SOMMAIRE

Partagé par : https://messagescelestes.ca – Messages Célestes