En accompagnant Nityananda par vidéo dans son processus d’unification, une phrase de son discours m’a interpellée singulièrement car précisément et bien qu’ayant beaucoup évolué et vécu, il me semble que des « choses intérieures » reste à améliorer, ainsi donc Natyananda fait référence à un moment de son discours à l’image intérieure qui doit être en accord avec l’image que nous projetons dans notre vie sociale, celle qui sert de base aux autres personnes pour interagir avec nous ; notre personnalité externe.

Cette phrase tourne dans ma tête, et reviens…combien de parties projetées possédons-nous ? Combien d’images ou de types de tempéraments sont associés à notre conscience, à notre Etre complet d’énergie consciente ?

Nous avons chacun un goût prononcé pour notre meilleure image, celle qui est pleine de gentillesse, de bonne volonté, de bienveillance, de force de caractère, joyeuse et sage. Celle-là, on la montre facilement, c’est notre logos préféré, celui qui nous sert de passeport social élégant et passe-partout. Avoir une aura toute brillante d’énergie spectrale positive, c’est une marque de bonne santé spirituelle….mais est-ce une marque de transcendance ? Non. Car soyons justes, nous avons également en nous-mêmes, tapie dans l’arrière-cour, un personnage ombré ou même franchement ténébreux, qui personnifie toutes nos mauvaises pensées, tous les cauchemars que l’on nourris, toutes ces choses que l’on ne veut pas voir mais qui font partie intégrante de notre vie dans ses replis subconscients ; les pulsions violentes, les désespoirs cachés : ces montres en soi qui se dissimulent et lorsqu’ils se montrent mettent tout le monde mal à l’aise, car comment avoir confiance dans une personne qui possède plusieurs images, l’une étincelante et l’autre noire de suif ?

Notre énergie, aussi travaillée soit-elle dans une version « lumineuse et exemplaire » produit, malgré tout en nous des déceptions ou de l’indifférence, des zones froides et malodorantes pour nous-mêmes autant que pour les autres, quoi qu’on veuille les amoindrir, ces choses existent et phagocytent la bonne volonté, l’alourdissent sans vraiment que nous soyons conscients de  son impact sur notre capacité d’ascension totale.

On pense plus aisément que ce sont des Seigneurs du Karma – extérieurs à notre monde- qui nous jugent, nous alourdissent et nous infligent des malheurs, alors que nous sommes les seuls responsables de l’état de notre santé physique, psychologique ou spirituelle. Personne ne nous alourdit pour la raison simple que les gens ne nous voient pas pour ce que nous sommes, jamais personne ne voit l’entièreté de l’Autre. Nous percevons des autres ce que nous sommes en mesure de comprendre et d’accepter de nous-mêmes : ainsi chacun voit les autres avec les œillères qu’il s’est placé et avec lesquelles il voit et comprend la vie, la sienne et puis le reste du monde. Ces filtres sont parfois si épais ou si différents qu’ils donnent lieu à une interprétation très éloignée de la nôtre, au point où on se demande si on partage la même réalité physique et temporelle. La communication est presque impossible avec les personnes dont le centre d’intérêt est placé en eux-mêmes au point qu’ils semblent être aveuglés à toute chose qui ne fait pas partie de leur centre d’intérêt, de leur point de vue, de leur façon de voir le monde. Ceux-là sont plus notables parce que profondément épris d’eux-mêmes ou embourbés dans leurs contradictions au point où c’est évident qu’ils n’habitent pas le même monde que le reste des humains, mais personne d’entre nous ne voit le monde ; nous l’interprétons selon notre humeur du moment, nous nous y engageons selon notre vitalité du moment, selon notre capacité de projection dans un avenir que nous imaginons pour nous-mêmes. Mais rien ne dit si ce qui est imaginé deviendra la réalité. Rien ne définit notre futur tant que nous ne sommes pas capables d’unifier toute notre énergie dans le focus de ce projet.

Ainsi, pour vraiment voir il nous faut accepter toutes les parties de nous-mêmes, de fait, toutes sont intégrées à notre Etre global, et Lui ne met pas de morale à l’énergie, il n’a pas d’étiquette pour décrire nos actes en dehors de 2 catégories simples : il y a les actes qui apportent de l’énergie et ceux qui font perdre de l’énergie. Dans la catégorie « perte de temps et d’énergie » il y a le rejet de soi ou de certains aspects de soi. Aucun acte, même si il est répréhensible selon les lois humaines, n’est interprété avec la même grille de lecture par l’Esprit. L’Esprit ne voit que les mouvements de l’énergie ; sont-ils libres ou conditionnés ? Sont-ils librement donnés ou volés ?  Car, les valeurs spirituelles ont un cadre de lois  physiques et spirituelles où l’énergie est libre mais elle ne peut être prise sans consentement …Ainsi, l’histoire que les Dieux écrivent est construite sur le fait d’être respecté en tant qu’énergie donnant mais aussi recevant. Les dieux voleurs étant bien sûrs ceux qui donnent le moins et prennent le plus….comme ici bas!

Le Soi Noir n’est donc pas inutile, il est l’aspect de notre Etre qui nous permet de nous défendre contre les injustices et les manques de régularités…bien sûr, il y a des degrés dans l’usage de cet aspect, ceux qui se laissent glisser et l’utilisent en toute situation ne font pas partie des êtres bienveillants envers les autres mais cela ne signifie pas qu’ils n’aient pas leur place. En explorant les aspects ombrageux de Soi on s’aperçoit qu’ils portent aussi l’Etre vers la Sagesse, qu’ils utilisent la persévérance, la volonté dans une certaine mesure et même qu’ils enseignent l’Etre sur ses capacités d’endurance et de courage. La ténacité et certaines valeurs très utiles pour un projet demandant du temps se forgent plutôt avec le Soi Noir, aspect sombre et disgracieux certes, mais utile lorsqu’il s’agit de comprendre et analyser l’Energie que nous transportons dans sa Totalité. LiLa

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