Comment partager les enseignements sur la Conscience ?

–     Q. – Bonjour. Je suis pleine de gratitude pour vos enseignements, je suis si

reconnaissante.

– E. Oh, oui !

–     Q. – Je ressens fortement le besoin de faire passer ce que j’ai appris, comme lorsqu’on va dans un bon restaurant, on a envie de le dire à tout le monde. J’ai assisté à la même conférence que vous, la conférence « sur la sagesse à Conférence 2.0 il y a environ un mois !

 

–     E. – Oh, oui !

–     Q. – Je suis émerveillée quand je vois les Google, Facebook, Twitter. Je parlais à Meng Tan, le « Jolly good fellow » à qui vous avez parlé également, n’est-ce pas ?

–     E. – Il y a un homme chez Google dont le titre officiel de sa fonction est « Jolly good fellow » (le joyeux luron).

–     Q. – Vous a-t-il dit ce en quoi consiste son travail ?

–     E. – Je ne sais pas exactement ce qu’il fait.

–     Q. – Il l’explique avec trois formules : des esprits illuminés, des cœurs ouverts et créer la paix dans le monde : un gars de Google !

–     E. – Oui ! Ils m’ont invité. Google m’a invité dans leur entreprise et c’est un endroit

étonnant. Ils veulent utiliser leur position pour amener de la conscience dans le monde. C’est un miracle.

–     Q. – C’est étonnant, oui, comme cette conférence qui a eu lieu à Conférence 2.0 et il y en a beaucoup maintenant. Il y a beaucoup de conférences qui font suivre ce message et comme Meng disait, grimper, vous savez, escalader la sagesse. Comment fait-on ça ? Je me demande donc ce qu’est votre sentiment concernant ce conférencier, d’autres conférences, parce que je sais que, quand je m’associe à d’autres qui sont intéressés à faire passer ce que nous apprenons, ce que nous incarnons. Quel est pour nous le meilleur moyen de faire ça ? Quel est le meilleur endroit ? Faut-il faire des conférences ? J’ai juste envie d’entendre votre opinion là-dessus.

–     E. Vous voulez dire le meilleur endroit pour propager le message ?

–     Q. – Pour se joindre à des gens, comme je travaille maintenant avec les gens de la Sagesse 2.0, parce qu’ils parlent d’escalade. Ils ont des aptitudes que je n’ai pas, comme Google… Je me demande donc… Et je sais aussi qu’il y a la tendance égoïques à vouloir régler les problèmes : « Oh, il faut sauver le monde ! » Je suis consciente de ça et ce n’est pas un problème. Je continue de sentir cet appel véritable. Et j’aime parler, vous savez, et je suis passionnée ! Les gens sont passionnés quand je suis passionnée. Il semble que ce soit quelque chose que je devrais faire et je me demande ce que vous pourriez conseiller.

  1. – Eh bien, chacun a sa propre manière de le faire, selon ses aptitudes, la situation dans laquelle il se trouve, son travail. Vous utilisez ce que vous faites et la conscience peut s’y écouler et vous pouvez utiliser tout domaine dans lequel vous travaillez, pour y mettre de la conscience et voir comment ça évolue. Et bien sûr, dans votre vie privée et avec toute personne avec qui vous pouvez être en contact, vous ne parlez pas prioritairement de la présence, mais vous êtes avant tout la présence.

Ensuite, s’il y a une ouverture chez une personne, elle vous posera peut-être une question et une réponse vous viendra. Il ne s’agit pas de devenir un missionnaire où l’on éprouve qu’il faut convaincre les gens de ce qui est juste et du seul chemin à emprunter, parce que cela ne marche pas. Il faut qu’il y ait une ouverture chez la personne. Vous ne pouvez pas convaincre les gens de la présence s’ils ne sont pas prêts. Des gens sont parfois déçus quand ils constatent que ceux qu’ils pensaient en avoir besoin n’en veulent pas. Et c’est vrai que les humains qui en ont vraiment besoin n’en veulent pas encore. Ils n’en veulent pas ENCORE. Ils doivent souffrir encore un peu avant de vouloir la présence.

Je ne sais pas ce qu’est votre travail. Voyez si vous pouvez faire quelque chose là. Utilisez aussi la nouvelle technologie de façon à favoriser l’éveil de la conscience plutôt que de retomber dans l’obscurité de l’identification obsédante au mental qui peut se produire. La nouvelle technologie est neutre en essence, mais elle est aussi très addictive et elle peut provoquer une identification accrue au contenu mental, parce que tout le monde est bombardé d’informations qui arrivent de partout.

Elle peut donc provoquer un manque total d’espace, un manque d’espace plus grand que ce que nous avons déjà vécu depuis des milliers d’années. Elle peut provoquer un bombardement effroyable de contenus multiples. J’ai une théorie pour un roman de science-fiction. Une telle technologie est développée et en l’espace de deux générations, elle cause l’effondrement total de la civilisation. Cela pourrait arriver, mais cela n’a pas à arriver. Cela pourrait tout autant être le contraire.

Nous devons être conscients qu’il y a des dangers inhérents à la nouvelle technologie, mais elle offre aussi de grandes possibilités. J’ai mentionné brièvement chez Google les dangers à être totalement absorbé par la technologie, laquelle est un autre aspect du mental humain. Toute votre attention consacrée à tous ces appareils qui la réclame continuellement résulte en un manque total de silence ou d’espace, en une incapacité à être en relation avec d’autres gens en dehors de l’écran.

Cela pourrait arriver et il nous faut contrebalancer ça et l’utiliser différemment. L’inverse est possible également et dans une certaine mesure, c’est ce qui se passe avec ce que nous faisons ici. Nous utilisons la nouvelle technologie pour amener la conscience dans le salon des gens à travers l’écran, l’écran des petits ordinateurs. Maintenant, ce qui est censé être votre fonction viendra à vous et je suis sûr que vous faites déjà beaucoup.

–     Q. – Oui, j’ai envie de me joindre à d’autres. Donc je parle et coache un peu, mais pour avoir de l’impact…

–     E. – Eh bien, quelque chose se présentera peut-être qui fédérera des gens, comme en un nouveau site web pour les humains qui s’éveillent, qui sait ? Vous pourriez créer cela et les gens arriveraient par ce biais.

 

–     Q. – Voyez-vous d’autres organisations comme « La sagesse 2.0 » ? Pensez-vous que cela vaut le coup de les rejoindre ?

–     E. Oui, ils ont tous leur fonction et leur but. Ce sont des signes que l’éveil se produit. Je suis sûr qu’ils sont très bien et utiles, en particulier dans la mesure où beaucoup de gens assistent à ces conférences, ceux-ci peuvent occuper certaines positions et faire beaucoup de différence dans le monde. Oui, faites-le, faites-le !

–     Q. – Oui, ça semble être une bonne manière. Merci !

Comment Barry Long vous à t-il influencé?

J’entends souvent parler de sexualité. C’est amusant parce que j’allais de toute façon poser cette question. Il y a un maître tantrique australien qui s’appelle Barry Long. Je sais que vous l’avez rencontré. Et je recommande ses vidéos et ses livres à propos de l’Union de l’homme et de la femme et de comment le corps de souffrance interfère dans la sexualité. Et également de comment amener la présence à travers l’acte sexuel. Je souhaiterais connaître plus de détails sur comment était votre expérience avec lui. Dans mon expérience, c’est un des maîtres occidentaux les plus puissants tout comme vous. Je souhaiterais savoir quel est son influence dans les conversations que vous avez eues.

Oui, merci. Barry Long était un maître spirituel australien. Il est décédé il y a peut-être une dizaine d’années. Il vivait à Londres quand j’y vivais également alors que j’étais encore en train d’essayer de trouver des réponses en rapport avec ma transformation intérieure. Donc je visitais des monastères bouddhistes à cette époque pour y trouver des réponses. Et ensuite j’ai découvert Barry Long. Je lui ai parlé à plusieurs reprises et assisté à quelques-unes de ses conférences. Et apprécié la simplicité de ses enseignements pour sortir du mental. L’arrêt du mental dont j’avais entendu parler juste avant de le rencontrer par un moine zen qui disait : Le zen en réalité est en rapport avec le fait de ne pas penser. C’est vraiment ce que le zen est. Et à ce moment j’ai réalisé que c’est ce qui s’est produit pour moi quand je suis passé par ce changement de conscience. Après cela en fait je ne pensais plus tellement. Mon activité mentale s’est réduite de peut-être 70 %.

Et ensuite en parlant avec Barry Long j’ai vu qu’il disait la même chose. Il a fait en fait un enregistrement sur comment arrêter de penser. Mais je n’ai pas eu besoin de l’écouter car j’avais déjà arrêté de penser. J’ai commencé à réaliser l’importance d’accéder à cette dimension. J’ai pu alors expliquer aux autres comment cela fonctionne. C’était merveilleux d’être en relation avec lui en tant qu’être humain car il était tellement en contact avec cette dimension intérieure de la présence. Il était journaliste pendant de nombreuses années en Australie, a eu un éveil spirituel et est devenu un maître spirituel. Oui, je l’aimais et nous avons eu de belles conversations.

Quand je l’ai regardé, j’ai pu voir que vous aviez des similitudes, on voit l’être dans vos yeux, et toute cette joie et c’est si beau. Merci beaucoup.

Merci.

 

La vie sexuelle est-elle un obstacle à l’évolution spirituelle?

–     Q. – Bonjour ! D’abord, le bonjour de vos fans en Pologne ! Je leur avais promis de le faire. Nous avons tous un corps de souffrance très lourd là-bas, comme vous le savez probablement. Vos enseignements sont donc très précieux pour nous et ma question concerne encore le même sujet un peu comme une idée fixe.

En fait, cette question sur la sexualité réactive mon mental, parce que j’ai écouté plusieurs fois « L’autobiographie d’un yogi » de Paramhansa Yogananda, un livre étonnant, et ces maîtres spirituels expliquent très clairement et logiquement toutes sortes de choses, incluant le symbolisme de l’Ancien-Testament. D’après eux, ce serpent est le nerf qui traverse la moelle épinière et qui active le « nerf sexuel ». La sexualité était le fruit défendu, parce qu’il était prévisible que si les humains essayaient ça, cela causerait la chute de l’humanité, plus ou moins d’un état divin avec un mental puissant au niveau animal. Donc, ma question, pensez-vous que la vie sexuelle constitue réellement un obstacle au développement spirituel si l’on veut atteindre un haut niveau ?

  1. – Dans beaucoup de cas, c’est un obstacle à l’éveil de la conscience, mais en essence, cela ne doit pas l’être. La sexualité peut être transcendée, ce qui veut dire que vous ne l’éliminez pas, mais il est un ensemble bien plus vaste dans lequel elle perd son importance. Vous la transcendez donc au lieu de l’éliminer. Je ne recommanderais pas son élimination, sauf pour quelques rares individus pour qui c’est approprié. C’est donc la transcendance et non pas l’élimination.

Pour ma part, j’interpréterais quelque peu différemment l’histoire de la chute qui est le commencement de l’identification au mental, au mental humain, manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, la différenciation… C’est là où le penser conceptuel est arrivé. Or, on peut interpréter ça de bien d’autres façons.

Pour la plupart des humains – vous pouvez faire partie des exceptions -, je recommanderais de ne pas réprimer ou de ne pas éliminer la sexualité, mais d’y amener la conscience de sorte qu’elle ne soit plus une dépendance. Il se peut alors, pour certaines personnes, qu’elle disparaisse d’elle-même.

–     Q. C’est ce qui me fait me sentir mal, parce que, vous savez, il y a beaucoup de beauté dans l’union entre un homme et une femme. En fait, j’ai été comme rebuté par ces informations dans « L’autobiographie d’un yogi ».

–     E. – Bon, il provenait d’une ancienne tradition indienne acétique et tout a sa place. En particulier pour les occidentaux, mais probablement aussi pour les orientaux, il est préférable d’utiliser la conscience plutôt que l’élimination pour quelque chose qui est si puissamment ancré dans l’organisme humain. Utilisez la sexualité pour l’éveil plutôt que de la laisser vous entraîner dans l’inconscience.

–     Q. – Merci.

 

Pourquoi est-il déconseillé de discuter de vos enseignements?

–     Q. – Bonjour Eckhart

–     E. – Bonjour

–     Q. – Des gens viennent chez moi pour regarder vos vidéos et j’ai lu quelque part sur le site que vous recommandiez de ne pas discuter le contenu, mais je vois que beaucoup de gens aiment discuter et qu’ils ne viendraient pas s’ils ne peuvent pas échanger. Je me demande si vous auriez quelques conseils pour faire au mieux.

  1. OK. Après avoir écouté une causerie qui vous amène dans l’espace de la présence, si cela marche comme c’est supposé marcher, si vous proposez du thé, du café ou quoi que ce soit et commencez à parler, il arrive normalement, après quelques minutes, que les gens soient à nouveau complètement dans leur tête et leurs positions mentales. Ils peuvent même commencer à discuter ou polémiquer : « Qu’est-ce que c’est cette histoire de présence ? » C’est pourquoi j’ai voulu décourager les discussions. Bien sûr, il y a en l’humain le besoin de parler. C’est le besoin du mental de s’exprimer, mais habituellement, c’est inutile.

Or, s’il y a au moins une personne dans le groupe, et ça peut-être vous-même, qui peut servir, comme je le dis parfois, de porteur de la fréquence de la présence dans la pièce, cela peut être très utile pour que la discussion du groupe ne dégénère pas en activité mentale exclusive. Quand les gens commencent à discuter, il reste alors un certain niveau de présence dans lequel la conversation a lieu. C’est possible. Il faut au moins une personne, deux avec un peu de chance, dépendamment de l’importance du groupe, pour rester dans cet état de présence. On pourrait même désigner une personne comme celle qui va maintenir la présence sans prendre part à la discussion. On pourrait faire ça. Vous pourriez être cette personne, sans même le mentionner, qui maintient la présence pendant que les autres discutent.

 

Si vous avez décidé d’avoir une discussion, vous pouvez avant évoquer les dangers de la discussion. Pendant la discussion, toujours avec l’accord préalable des participants, vous pouvez faire des pauses d’une minute pour revenir à la présence. Ensuite, l’échange peut se poursuivre. Je ne dis pas qu’il ne faut absolument pas parler, c’est juste une recommandation. Et si vous décidiez d’échanger, assurez-vous que la présence demeure d’une manière ou d’une autre, soit à travers vous, soit à travers quelqu’un d’autre.

Rappelez le risque du mental intempestif. C’est d’autant plus important quand vous voyez que le mental domine à nouveau. Il est si facile de se faire prendre mentalement quand vous parlez à quelqu’un dont vous pensez qu’il n’a pas raison. Quand cela arrive, vous voyez ce qu’est l’identification au mental, quand vous êtes à nouveau perdu dans vos positions mentales. Se perdre dans les positions mentales.

Avant toute discussion, il est nécessaire d’indiquer le danger de se perdre dans les pensées. Demandez l’accord des gens pour faire des pauses de temps en temps. Peut-être pouvez-vous aussi vous mettre d’accord pour que soit dit ce qui se passe : « Faites-le-moi savoir s’il vous semble que je me perds dans mes positions mentales. Je vous permets de me le faire savoir ». De cette façon, vous pouvez avoir une discussion sans perte complète de la présence. C’est important.

Trouvez donc des moyens. J’en ai juste indiqué un ou deux. Maintenir la fréquence de la présence dans la pièce pendant que vous parlez et voyez ce qui se passe. J’ai recommandé de ne pas parler, mais ce n’est pas un absolu. J’encourage tout le monde à expérimenter et à voir comment cela se passe. J’ai pointé les dangers que vous connaissez, la perte complète de la présence avec l’identification aux positions mentales. Faites-moi savoir comment ça marche, peut-être la prochaine fois

–     Q. – Merci.

–     E. – Peut-être une dernière question ! Apparemment, il y a une représentation ce soir et ils doivent préparer la scène et tout le reste. Ah, il faut qu’on arrête ! Demain, on en prendra peut-être d’autres. Faisons un moment de silence !

Il y a une autre petite aptitude à développer une fois que vous avez parlé : revenir dans le silence.

Merci.

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Avec tout mon Amour... Bernard

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